Récupérer le statut de pays indemne de la grippe aviaire permettra à la France de faire un premier pas vers la réouverture des marchés exports pour ses produits avicoles. Mais la levée immédiate de la soixantaine d’embargos en place ne sera pas forcément automatique.
La France récupérera officiellement son satut de pays indemne de la grippe aviaire le 18 juin si, à cette date, aucun nouveau cas n’est détecté dans un élevage français, a indiqué Monique Eloit, directrice-adjointe de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), lors d’un point presse « grippe aviaire » organisé le 6 juin au ministère de la Santé.
En récupérant ce statut, la France fera un premier pas vers la réouverture des marchés d’exportation des volailles et de produits avicoles victimes d’embargos décidés par une soixantaine de pays suite à l’apparition du virus H5N1 dans un élevage de dindes (Ain) en février dernier. « Il n’est pas certain cependant que tous les pays accepteront de réouvrir leurs frontières», a précisé Monique Eloit, insistant sur la nécessité d’être extrêmement persuasif à l’égard de nos partenaires commerciaux.
7000 contrôles
Pour l’heure, « tout va bien » en France, selon la responsable du ministère. Une soixantaine de communes de l’Ain sont toujours sous surveillance et les exercices d’alerte se poursuivent sur le territoire. Un programme de surveillance dans les élevages domestiques, ciblé notamment sur les palmipèdes, vient par ailleurs d’être lancé.
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Quelque 28 000 visites vétérinaires ont été effectuées dans les élevages depuis la fin 2005 ainsi que 7000 contrôles officiels du ministère de l’Agriculture. Interrogée sur la bonne application des mesures réglementaires dans les élevages, Monique Eloit a admis que la mise en œuvre des mesures décidées par les pouvoirs publics n’avait pas été – et n’était sans doute pas – totale. « On a fait avec le civisme des personnes», explique-t-elle. « On a fait plus de rappels à l’ordre que des procès-verbaux», ajoute-t-elle précisant qu’il fallait trouver « le bon équilibre » entre les mesures de biosécurité et les risques. « Si ça dure plusieurs années, ce sera très dur de maintenir des mesures de contraintes, comme celles que nous avons prises sur les marchés en vif».
La France est le premier producteur de volailles européen et le quatrième exportateur mondial de volailles derrière les Etats-Unis, la Chine et le Brésil.