L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estime dans un avis rendu public le 12 avril qu’elle ne peut pas exclure le risque potentiel à long terme pour la santé des consommateurs, résultant de résidus liés à l’utilisation des insecticides à base de diméthoate. Le ministre français de l'agrticulture Stéphane Le Foll avait saisi le 29 mars la Commission européenne, lui demandant de mettre en place des mesures d’interdiction immédiate de l’utilisation du diméthoate dans toute l’Union européenne sur les fruits et légumes et des mesures d’interdiction d’importation de cerises provenant de pays dans lesquels la substance est autorisée.
Bruxelles a fait appel à l’expertise de l’Efsa qui souligne que l’observation française selon laquelle les résultats des programmes de surveillance des pesticides montrent un taux de dépassement de la limite de résidus maximale plus élevé pour le diméthoate par rapport aux autres pesticides est confirmée. Mais la cause de ces dépassements reste à déterminer.
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Le 11 avril, la France a donc indiqué qu’« au vu de cet avis, compte tenu du risque non écarté pour les consommateurs et de la nécessité pour les producteurs de traiter leurs vergers avec les produits autorisés au plus vite, la France et la Commission ont engagé ce jour des discussions afin de prendre avant la fin de la semaine au niveau européen la décision la plus adaptée pour éviter toute distorsion de concurrence ».
Mais si aucune solution n’est trouvée, la France, qui a interdit l’usage du diméthoate sur son territoire en février, menace de déclencher une clause de sauvegarde nationale pour interdire la commercialisation en France de cerises traitées au diméthoate d’où qu’elles viennent.