«La France maintient sa position sur la clause de sauvegarde et elle la soutiendra au Conseil des ministres européens ». C’est par cette mise au point que le ministère français de l’Écologie a réagi à la diffusion de l’avis de l’EFSA sur la clause de sauvegarde française sur le MON 810. Dans un communiqué, le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d’État Nathalie Kosciusko-Morizet « prennent acte » de l’avis de l’EFSA mais « regrettent que l’Agence n’ait pas publié de compte rendu de la rencontre qui a eu lieu début octobre entre les scientifiques français et une partie du panel OGM de l’EFSA ». Ils ajoutent que « lors du Conseil des ministres de l’Environnement du 20 octobre, l’unanimité des Etats-membres s’est faite sur la nécessité d’approfondir et d’actualiser ces méthodes d’évaluation environnementale, notamment pour les OGM dits « pesticides » tels que le MON810 ». Si le monde écologiste condamne l’avis de l’EFSA (France Nature Environnement, Greenpeace…), les professionnels des semences et de la protection des plantes (Gnis, Oléosem, Seproma, UIPP) estiment à l’inverse que « le gouvernement doit dès maintenant avoir le courage politique de tirer la seule conclusion possible et d’autoriser à nouveau la culture du maïs OGM ». Ils souhaitent également que la levée de la clause de sauvegarde soit accompagnée de la publication des mesures d’application de la loi OGM.
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