Le ministre français, Stéphane Travert, l’a confirmé lors du Conseil agricole de l’UE le 16 juillet à Bruxelles : c’est Catherine Geslain-Lanéelle que propose Paris pour être la candidate de l’UE au poste de directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, Rome), qui sera renouvelé le 1er janvier 2020 (1). Catherine Geslain-Lanéelle était jusqu’à fin juin directrice générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) au ministère de l’agriculture. Lors du Conseil du 18 juin, le ministre français avait annoncé, sans plus de précisions, que Paris présenterait un candidat « dans les prochaines semaines » (2).
L’ex-directrice exécutive de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, Parme), qui n’a pas de concurrent européen déclaré à ce stade, pourrait être amenée à se présenter devant les ministres de l’agriculture des Vingt-huit lors de leur réunion informelle du 23 au 25 septembre en Autriche.
Aucune règle n’est écrite, mais le précédent directeur général de la FAO étant Sénégalais et l’actuel Brésilien, le prochain pourrait être soit européen soit asiatique.
Priorités européennes
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Le 18 juin, le Conseil agricole avait aussi adopté des conclusions sur les priorités à moyen terme de l’UE et de ses États membres pour la FAO (3). Il y souligne que les Vingt-huit sont les principaux contributeurs au budget global de l’agence spécialisée de l’Onu, et s’engagent à continuer à la soutenir activement dans son mandat et dans ses activités.
Parmi les actions prioritaires à mener énumérées dans ces conclusions figurent : une croissance économique inclusive et des emplois décents en milieu rural, la nutrition, la lutte contre les principaux facteurs de la pauvreté, des inégalités et des migrations irrégulières, la lutte contre la pêche illégale, non réglementée et non déclarée, faciliter l’accès des petits exploitants familiaux aux marchés, l’autonomisation des femmes et la réduction de la volatilité des prix des produits alimentaires.
(1) Voir n° 3651 du 02/07/18
(2) et (3) Voir n° 3650 du 25/06/18