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Biocarburants La France a quasiment rempli son objectif de 5,75% en 2008

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La France a quasiment rempli son objectif d’utilisation de 5,75% biocarburants en 2008, avec 5,71% incorporés dans les moteurs. De plus, les professionnels sont sereins quant aux objectifs pour 2009 et 2010. C’est ce qu’a montré un débat organisé le 15 septembre par Énerpresse à Paris, sur le thème « Heurs et malheurs des biocarburants ».

Avec 5,71% de biocarburants incorporés dans les moteurs en 2008, la France a quasiment rempli son objectif d’utilisation, fixé à 5,75% pour cette année-là. Intervenant lors d’un débat organisé le 15 septembre par Énerpresse à Paris, Jean-Louis Bal, chargé des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), a indiqué que le taux d’utilisation a atteint 5,55% pour l’éthanol et 5,77% pour le biodiesel.

Les professionnels confiants sur les prochains objectifs
L’objectif français pour 2009 est de 6,25%, et sera de 7% en 2010. Pour le biodiesel, la demande suit la progression de l’objectif au fil des ans, et le seul obstacle est la règlementation, qui interdit d’incorporer plus de 7% de biodiesel en volume dans les moteurs, a commenté Georges Vermeersch, directeur de la prospective et des innovations chez Sofiprotéol. La modification de la règlementation fait partie de l’ordre du jour des professionnels de la filière du biodiesel pour faire sauter ce plafond.
Pour l’éthanol, Alain d’Anselme, président du Syndicat national des producteurs d’alcool agricole, s’est quant à lui déclaré « serein quant à l’atteinte de cet objectif », car la progression du nombre de pompes à l’E10 s’effectue avec un « taux de croissance à deux chiffres ». Il s’est appuyé sur le caractère obligatoire de la directive européenne de décembre 2008 sur les transports, qui contraint les pays membres de l’UE à incorporer au moins 10% de carburants renouvelables dans les moteurs d’ici 2020.
Par ailleurs, ce débat a été l’occasion pour Sofiprotéol d’annoncer qu’il mène deux projets de co-génération (production de vapeur et d’électricité). L’usine de Grand-Couronne à Rouen (huilerie, raffinage, estérification) remplacera en 2011 sa chaudière au gaz par une chaufferie à plaquettes forestières. L’usine de Bordeaux-Bassens (huilerie, raffinage, estérification) fera de même en 2013, en ajoutant aux plaquettes forestières la partie pailleuse du tourteau de tournesol, ce qui aura comme avantage d’augmenter la densité nutritionnelle du tourteau pour le bétail.

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