Suite à l’apparition de nouveaux cas de fièvre catarrhale ovine, la France a activé les mesures de restrictions des mouvements dans les départements du nord et de l’est du pays. Les éleveurs craignent des conséquences économiques graves pour leurs exploitations.
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture a renforcé dans le nord et l’est du pays ses mesures de réglementations sanitaires, suite à l’apparition récente de nouveaux foyers de fièvre catarrhale ovine en Allemagne et en Belgique Voir Agra Presse Hebdo n°3114 du 23 juillet 2007.. « D’une manière générale, tous les mouvements de ruminants originaires d’un périmètre interdit (PI) et à destination d’une zone indemne (ZI) sont interdits. Les mouvements de ruminants originaires d’une zone réglementée (ZR) étrangère et à destination d’une zone indemne française sont également interdits », indique le ministère. Concernant les échanges intra-communautaires, pour les animaux d’abattage, « les mouvements d’animaux de PI à ZR sont autorisés si les animaux sont transportés directement jusqu’à l’abattoir ». Pour les animaux d’élevage et d’engraissement, « les mouvements de ZR à PI ou ZR sont autorisés sans condition ». Les mouvements d’animaux de ZR à ZI sont en revanche interdits.
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« Incompréhension chez les éleveurs »
« Cette décision ne peut que générer une nouvelle et profonde incompréhension chez les éleveurs, en raison des pertes économiques qui résulteront de cet excès de précaution. Il faut rappeler que la France se situe dans une situation particulière en Europe, étant le seul pays dont le périmètre du zonage FCO coupe les circuits classiques de ventes des animaux », indiquent dans un communiqué du 25 juillet, la FNSEA et ses associations spécialisées : FNB, FNPL-FNEC, FNO et JA. « Si l’on ajoute à cela, les conditions climatiques très perturbées cette année qui ne permettent pas de récolter les fourrages et accroissent les difficultés des éleveurs, la situation peut rapidement devenir explosive », prévient le syndicat. « La profession veillera à ce que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités. Soit de réelles mesures d’indemnisations sont enfin attribuées aux éleveurs touchés, soit il leur faut réviser ces dispositions draconiennes qui ne tiennent pas compte de la réalité de la gestion des exploitations d’élevage et des circuits de valorisation des animaux », demande la FNSEA.