Lors d’un échange de vues du Conseil agricole de l’UE sur les négociations de l’OMC, le 22 novembre à Bruxelles, la France a considéré que le groupe de travail réunissant les États membres et les services européens n’avait pas été en mesure de démontrer jusqu’à maintenant que la dernière offre agricole de la Commission n’hypothéquait pas la réforme de la Pac. Elle a aussi exclu que des chiffres soient cités à Hong Kong.
« Je pense qu’on arrivera (à Hong Kong) à des conclusions et à un consensus sur un minimum de points et j’espère très vivement qu’on puisse y arriver dans le domaine du développement qui me paraît être au cœur du débat », avait déclaré la ministre française chargée du commerce extérieur, Christine Lagarde, interrogée le 19 novembre lors d’un déplacement à Shanghai. « Cela veut dire des conclusions sur le coton, sur le sucre, sur la banane, sur l’extension de l’accord Tout sauf les armes ou sur l’érosion des tarifs préférentiels ». Pour que la négociation progresse de façon équilibrée, « il faut en particulier que les Brésiliens et les Indiens mettent des propositions sérieuses sur la table» pour l’ouverture de leurs marchés aux services et aux produits industriels, a estimé Mme Lagarde, souhaitant aussi que les Etats-Unis précisent leurs propositions de réduction des subventions agricoles. « Il faut un calendrier, des chiffrages et que l’on comprenne véritablement de quel type de soutiens ils parlent », a-t-elle dit.
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Si, dans les négociations de Doha, le Conseil des ministres de l’UE « est saisi sur des questions nécessitant l’unanimité, et si l’accord n’est pas satisfaisant pour la France, alors bien sûr elle se réserve d’exprimer son droit de veto à ce moment», a de nouveau prévenu la ministre.