Le vin français, il y a peu encore le plus consommé par les Britanniques, tente de reconquérir la première place en se présentant de manière plus accessible aux amateurs débutants. Le secteur a investi lourdement dans le Wine Show, organisé fin octobre à Londres, où la France occupe cette année plus du quart de la surface d’exposition.
Les vins y sont présentés non plus par appellation mais par « expérience ». L’enjeu est un marché qui deviendra dès 2008 le premier en Europe. Les Britanniques ont augmenté leur consommation de 25% depuis l’an 2000 et dépensent désormais plus pour le vin que pour la bière. Toujours en tête dans le circuit CHR (bars et restaurants), les vins hexagonaux ont été dépassés en grande distribution par leurs rivaux australiens. La Californie, le Chili, l’Afrique du Sud et d’autres ont aussi rogné leurs parts de marché.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Un linéaire de supermarché moyen présente les vins de 20 pays », témoigne Florence Rhydderch, de la Sopexa.
Dans les salons, les vins français sont d’habitude présentés par terroir et cela laisse de nombreux clients perplexes, à en croire les études. Au Wine Show de Londres, la Sopexa a créé six vastes « zones » conformes aux principales circonstances de consommation: le dîner chez soi, la sortie, l’invitation à dîner, les occasions de fête, etc. Mais ce pêle-mêle ne signifie pas, selon Florence Rhydderch, que le terroir passe à la trappe : « Si l’on gommait notre diversité, nous cesserions de nous distinguer de nos concurrents étrangers ».