« Face à la stigmatisation de l’élevage, c’est notre rôle d’aider les agriculteurs à passer de l’agribashing à l’agriloving », revendique Bernard Maladirade, président d’Allice (Union nationale des entreprises de sélection génétique et reproduction animales), lors de l’assemblée générale de la fédération, le 12 février. Face au défi environnemental, les entreprises de la génétique animale souhaitent être moteur et, pour cela, « repenser leur logiciel ». « Nous pouvons sélectionner des animaux produisant moins de méthane », propose Hélène Leclerc, généticienne, en citant l’exemple du projet MethaBreed pour les bovins lait. De nouveaux profils génétiques pourraient limiter les périodes improductives ou proposer des animaux plus robustes. « La génétique est une alternative crédible pour limiter les émissions de méthane », assure-t-elle. Autre piste de réflexion : les émissions de gaz à effet de serre des techniciens d’insémination. « Nous faisons plus de 100 millions de kilomètres par an pour l’insémination ! Il faut revoir l’organisation du travail », s’exclame Stéphane Devillers, responsable du service juridique. Il propose notamment la mise en place d’outils pour optimiser la mobilité des équipes.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.