Le 16 juin, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) avait orchestré une réunion avec la distribution pour demander « que, conformément à la loi Sapin 2, toutes les enseignes intègrent un prix du lait de référence dans leurs contrats à marque distributeur en tenant compte d’indices publics de coût de production et d’indices de valorisation des marchés laitiers ». La distribution a répondu positivement, sauf le groupe Leclerc
Le 22 juin, à l’heure où nous bouclons Agra Presse, l’ensemble des groupes de la distribution avait affiché leur soutien aux producteurs laitiers pour une revalorisation du prix, à l’exception du groupe Leclerc (Voir Agra Presse n°3600). Lidl s’était dit « prêt à faire des efforts afin que les éleveurs laitiers puissent couvrir leurs coûts de production », dans un communiqué du 20 juin. « J’interpelle le ministre de l’Agriculture pour demander que les éleveurs bénéficient d’un revenu minimum garanti, fruit de leur travail. C’est la seule option pour faire bouger les lignes et leur assurer un revenu décent », avait alors déclaré Michel Biero, gérant Achats de Lidl France. L’enseigne annonçait « l’application du dispositif de la loi Sapin 2 à tous ses contrats entrant dans le champ d’application, quelle que soit la durée de validité », et demandait aux coopératives et aux transformateurs de « reverser aux éleveurs laitiers, de manière équitable et dans le respect des règles de la concurrence, les hausses négociées ». La Fédération du commerce et de la distribution communiquait le même jour, réaffirmant sa « totale solidarité avec les éleveurs laitiers » et confirmant « sa pleine adhésion à la charte laitière de valeurs », mise en place par la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). Le même jour, selon l’AFP, Système U avait annoncé qu’elle allait rouvrir les négociations sur les prix des produits laitiers avec les coopératives qui lui fournissent ces produits « afin de permettre une amélioration du prix du lait payé aux producteurs ».
La FCD, Lidl, Système U et Intermaché se positionnent
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Le 22 juin, Intermarché se positionnait également en faveur des producteurs et le communiquait à la presse : « Face à la grave crise que traversent actuellement les producteurs laitiers, Intermarché renforce son soutien économique à la filière laitière. Dès juillet, l’enseigne […] revalorisera son prix d’achat à 340 euros/1 000 litres pour ses producteurs partenaires ». La FNPL avait orchestré une réunion avec l’ensemble de la distribution, le 16 juin, afin de rouvrir les négociations commerciales à la suite de l’engagement des coopératives de transmettre les hausses de prix obtenues auprès de la distribution aux producteurs. De fait, le 22 juin, la Fédération nationale des coopératives laitières, via Dominique Chargé, son président, « se félicitait des annonces de plusieurs enseignes, qui reconnaissent ainsi le cercle vicieux de la guerre des prix et l’impact dévastateur sur nos filières ». De plus, « les coopératives laitières s’engagent à répercuter à leurs adhérents l’intégralité des hausses de tarifs perçues, à condition que celles-ci soient effectives dès le 1er juillet, sur l’ensemble des catégories de produits laitiers : MDD, premier prix, hard-discount », selon le communiqué du syndicat.