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Alimentation biologique La grande distribution dépasse son objectif de croissance de 15 %

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La grande distribution a largement dépassé son objectif de croissance annuelle de 15 % de ventes d’aliments biologiques fixé en janvier 2008 : la progression s’est élevée à 20 % en 2008. Une croissance qui ne semble pas près de s’essouffler, mais reste à savoir si la production suivra.

Les enseignes de grande distribution de la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) ont largement dépassé leur objectif de croissance annuelle de 15 % de ventes d’aliments biologiques qu’elles s’étaient assigné en janvier 2008. La part des produits bio vendus par les enseignes de la FCD dans le total des ventes alimentaires a augmenté en moyenne de 20 %. C’est ce qu’a indiqué Jérôme Bédier, président de la FCD, le 26 mars lors d’une conférence de presse, dressant un premier bilan annuel de son engagement en faveur du développement durable, signé avec Jean-Louis Borloo.

La recherche d’une qualité à niveau élevé

Cette progression à deux chiffres est le résultat d’un fort développement des productions sous marques de distributeurs (MDD), réalisées par de nombreuses PME, permettant de modérer les coûts, selon Éric Pacquet, directeur « environnement » de Casino. Cette croissance du marché bio est le résultat d’une convergence de messages en provenance des ministères et des enseignes en faveur des produits biologiques, selon Jérôme Bédier.

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Le développement des productions d’aliments bio sous MDD a surtout concerné la charcuterie, les vins, les produits traiteurs et biscuitiers, a précisé Éric Pacquet. « Nous avons réalisé de bons scores de ventes en bio parce que, aux achats militants, sont venus s’ajouter les achats des curieux. Ces derniers ont été réassurés par la bonne qualité gustative que présentent en général les produits bio. Ceux qui viennent au bio sont souvent des consommateurs ayant un niveau élevé d’exigence, donc prêts à y mettre le prix », a expliqué Éric Pacquet.

Pour l’avenir, le risque d’essouflement de la croissance du marché semble écarté, selon Jérôme Bédier, le potentiel de « l’effet MDD » n’étant pas épuisé. En revanche la production risque de ne pas suivre. « Le goulot d’étranglement risque d’être l’insuffisance de disponibilité des produits en amont », a évoqué Jérôme Bédier.