Les ventes de produits de grande consommation et frais libre-service (PGC-FLS, comprenant également le rayon droguerie parfumerie hygiène) ont augmenté de 6,3 % en valeur en 2020 (cumul annuel mobile au 3 janvier 2021), rapporte la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) dans sa note de conjoncture dans la filière alimentaire du 25 janvier. « Les volumes ont tiré le marché à la hausse », observe la FCD, en se basant sur les chiffres du panéliste Nielsen. En effet, ils ont augmenté de 5,4 % (-1,2 % en 2019) tandis que les prix se sont renchéris de 0,9 % (+2 % en 2019) sous l’effet de l’amélioration de la valorisation des produits.
En détaillant par réseau de distribution, le e-commerce tire largement son épingle du jeu avec une croissance de ses ventes en valeur de 42,4 % en 2020, suivi par les magasins de proximité (+8,6 %), les supermarchés (+6,6 %), les supermarchés à dominante marque propre comme Lidl (+5,1 %) et les hypermarchés (+0,7 %). En zoomant par rayon en volume, les segments les plus dynamiques ont été l’épicerie salée (+9,2 %), le surgelé salé (+10,5 %) et le surgelé sucré (+8,8 %).
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Selon les estimations de la FCD, les dépenses alimentaires des Français seront en recul pour 2020 car « le report de la consommation sur le à-domicile ne parviendra pas à compenser le repli des dépenses hors domicile ». Les conséquences de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 devraient en effet entraîner une baisse des dépenses alimentaires hors domicile estimé à 30 %. En regard la hausse des dépenses alimentaires des ménages à domicile est estimée à 4 %. L’année dernière, ces deux circuits de consommation affichaient respectivement des croissances de 5,9 et 1,7 %.