Une convention entre le ministère de l’Écologie et la Fédération du commerce et de la distribution, signée le 29 janvier, prévoit, entre autres, d’accroître de 15% par an la part de produits biologiques dans le total des ventes alimentaires.
«C’est un objectif tout à fait réalisable. Pour l’instant il existe 50 à 70 références de produits biologiques. On pourrait les porter à 3 000 ou 4 000 », a précisé Jérôme Bédier, président de la FCD. Cet appel à la production nécessitera « un gros effort » de l’agriculture pour fournir une telle demande.
Face à cet engagement, un comité de suivi avec tous les acteurs concernés travaillera sur la sécurisation de l’approvisionnement et l’évolution de la production agricole française. Pour l’instant, aucune discussion n’a encore eu lieu avec les producteurs de l’agriculture biologique, explique t-on au sein de la FCD. Les responsables de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) s’en sont d’ailleurs étonnés le 31 janvier lors de la présentation des résultats du baromètre de l’Agence bio.
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Favoriser la production locale
La question des produits biologiques importés a été abordée par la secrétaire d’État à l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle-ci a pris l’exemple des produits biologiques, dont certains viennent de très loin, faute d’approvisionnement local suffisant. « Leur bilan en termes de CO 2 n’est pas forcément formidable, alors que ces produits apportent autre chose en termes d’environnement » (protection de sols, absence de pesticides, etc.), a-t-elle expliqué. La France ne produit pas assez de produits bio pour répondre à la demande, et c’est ainsi qu’elle importe, souvent par camions fortement émetteurs de CO 2, près de la moitié de sa consommation. Jérôme Bédier lui a fait écho en affirmant peu après que les enseignes « essayent de favoriser la production biologique locale ». « Ça fonctionne du tonnerre avec la pomme », selon lui.