Le Centre d’études et de prospective (ministère de l’Agriculture) montre, dans une analyse publiée le 28 septembre, comment la logistique constitue un maillon faible du modèle agro-industriel argentin. « Les problèmes de transport constitueront une des variables importantes de la compétitivité du secteur, la logistique gagnant toujours plus en importance à l'échelle internationale », écrit l’auteur. Un important défi pour l'agriculture argentine réside dans les coûts d'acheminement des produits destinés à l'exportation. Selon l'évolution des cours, la période de stockage des céréales et oléoprotéagineux est variable. Les volumes destinés à l'exportation sont expédiés vers des ports du Gran Rosario (85 % des exportations de grains, farine et huile de soja), situés au long du fleuve Paraná (région pampeana). « Le fret s'effectue à 80 % par camions, plus onéreux que le chemin de fer et le transport fluvial, d’après l’étude. Il en résulte des coûts plus élevés que ceux constatés au Brésil et aux États-Unis. » Par exemple, le coût de transport d'une tonne de grains du Nord-Ouest argentin vers les ports du Gran Rosario (1 150 km) est de 65 $, contre 39 $ du Gran Rosario vers Shanghai (20 000 km), relève l’auteur. Sur les marchés sujets à la volatilité des prix, la recherche d'efficience logistique s'impose. Or, l'état des routes contribue à l’augmentation des coûts de transport et la concentration sur un nombre limité d'axes engendre de la congestion. « En pleine période de récolte, on estime que 14 000 camions arrivent chaque jour au complexe portuaire de Rosario, le plus important du pays, poursuit l’étude. L'absence d'infrastructures routières dédiées et le temps d'attente génère un coût supplémentaire de 8,1 $ par tonne. »
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