La Ligue de protection pour les oiseaux (LPO) et la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) ont signé, le 22 juin au congrès de la LPO à Lille, une convention de partenariat pour « promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et de la biodiversité », selon un communiqué. L’association de protection de la nature et le réseau de producteurs bio s’engagent à travailler sur quatre « axes stratégiques » : soutenir les agriculteurs dans « la transition » vers des pratiques favorables à la biodiversité ; mettre en place des « actions concrètes » pour « préserver et restaurer » les habitats naturels sur les exploitations ; sensibiliser aux « bienfaits » de l’agriculture biologique pour protéger la biodiversité ; et « stimuler la recherche et l’innovation » sur l’agriculture durable et la conservation des espèces.
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« Nous défendons la même vision d’une agriculture qui travaille avec le vivant et non pas contre ; plus nous serons nombreux à défendre les pratiques de l’agriculture bio et plus nous ferons grossir les rangs des agriculteurs pour qui la biodiversité compte », a déclaré le président de la Fnab Philippe Camburet, cité dans le communiqué. C’est la première fois que la LPO et la Fnab travaillent ensemble, ont confirmé les deux organisations.
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Elles veulent restaurer la biodiversité dans les champs alors qu’un tiers des oiseaux des zones agricoles ont disparu en trente ans, selon des données partagées par la LPO et le Muséum d’histoire naturelle en mai 2021. Dans une étude récente, l’Itab (institut de l’agriculture biologique) a découvert que les parcelles bio hébergent 23 % d’espèces en plus et 32 % d’individus en plus que dans les parcelles non bio.
« La même vision d’une agriculture qui travaille avec le vivant »
Pour aller plus loin : Un tiers des oiseaux des zones agricoles ont disparu en trente ans