Abonné

Grandes cultures La mer Noire doit affirmer son potentiel

- - 2 min

En exploitant mieux leurs potentiels agricoles, l’Ukraine et ses voisins pourraient offrir une réponse à la demande mondiale croissante et atténuer les pressions s’exerçant actuellement sur les terres cultivables.

Sous réserve d’une amélioration de ses structures, le bassin de la mer Noire, dont les leaders agricoles sont l’Ukraine, la Russie et le Kazakhstan, pourrait participer à l’assouplissement des tensions entre l’offre et la demande alimentaires mondiales. C’est l’une des idées qui ont été développées lors de la rencontre internationale Black Sea Grain organisée par UkrAgroConsult les 22 et 23 avril à Kiev. « Le trio a représenté en 2008 44% des exportations d’orge et 25% de celles de blé au niveau mondial, a rappelé Sergey Feofilov, directeur d’UkrAgroConsult. Et les marges de progression restent importantes ». Les pays de la mer Noire ont déjà prouvé leur capacité d’adaptation : entre 2007/2008 et 2008/2009, leurs exportations en céréales et en oléagineux sont passées de 24,9 à 52,2 Mt. Or l’Ukraine, notamment, dispose encore de nombreuses surfaces agricoles à exploiter. Seul problème : les investisseurs souhaitent plus de transparence et moins de réglementations, tandis que le pays veut conserver le contrôle de l’accès aux terres et tirer partie des profits générés par les capitaux étrangers.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Les pays émergents continueront de soutenir la demande

A moyen terme, le développement des capacités de production de la mer Noire apparaît positif pour le marché mondial. Selon Daniel Basse, président d’AgResource Company, « si la crise économique a freiné les demandes indiennes et chinoises, le retour de la croissance devrait raviver les tensions connues ces dernières années sur les marchés agricoles mondiaux ». Les pays émergents devraient continuer à soutenir la demande mondiale. Rappelons qu’en Inde, par exemple, la consommation de blé est passée de 72,8MT en 2005 à 77,6MT en 2008. Pour Daniel Basse, « ceci souligne les changements de comportements alimentaires à travers le monde, où le blé se substitue au maïs ou au riz dans les régimes alimentaires ». Ceux-ci se traduisent également par la hausse des consommations de protéines animales qui stimule la demande en céréales et oléagineux. « Les productions mondiales de poulets et de porcs sont passées respectivement de 50 à 75 MT et de 80 à 100 MT entre 2000 et 2008 », a rappelé Daniel Basse. Une tendance qui devrait se poursuivre.