Eric Vannier, le p.-d.g. de l'entreprise active dans la restauration et l'agroalimentaire, souhaite doubler d'ici à 2018 la surface de sa biscuiterie d'Ille-et-Vilaine. En parallèle, il met au point une gamme de produits complémentaires afin de faire rayonner sa marque indissociable du Mont-Saint-Michel.
Alors que l'auberge de la Mère Poulard va fêter ses 130 ans en 2018, Eric Vannier, son p.-d.g., veut célébrer cet événement par la concrétisation de plusieurs projets importants. « D'ici à deux à trois ans, je souhaite doubler la surface de la biscuiterie de Saint-Etienne-en-Coglès, pour la faire passer de 6 000 m2 à 12 000 m2 » précise le p.-d.g., qui a porté la Mère Poulard au rang de marque et a créé l'activité dans la biscuiterie industrielle autour des années 2000. « Nous avons assez de place autour des bâtiments actuels pour faire grandir l'usine », précise Eric Vannier. La capacité de l'outil, de 25 tonnes par jour, n'est pas utilisée à 100% de sa capacité.
Toutefois, la concrétisation de ce projet est soumise à une meilleure diffusion des produits. « Il faut que la grande distribution française reconnaisse enfin la qualité de nos biscuits et notre savoir-faire qui ont du succès à l'international », plaide Eric Vannier. Les ventes de biscuits se font pour près des deux tiers à l'étranger, le reste est seulement vendu sur le marché français. La Mère Poulard est référencée dans les grandes centrales mais sa diffusion n'est pas satisfaisante tant en nombre de points de vente que de références, alors que « nos biscuits sont fabriqués selon des recettes traditionnelles, avec des produits de qualité 100% français et notamment des œufs de poules élevées en plein air », insiste Eric Vannier. « Les enseignes françaises ne proposent souvent que deux ou trois références alors que nous en commercialisons à l'étranger entre 8 et 10 », poursuit Eric Vannier. « Un de nos objectifs de 2016 est d'être plus présent dans les GMS françaises. »
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UNE DEMANDE DES CLIENTS INTERNATIONAUX
Autre projet : étoffer la gamme de produits portant la marque emblématique du Mont-Saint-Michel. Pour cela, Eric Vannier ne va pas investir dans l'outil de production mais trouver les façonniers de qualité capables d'exécuter les recettes maison. « C'est pour répondre à une demande émanant de nos clients internationaux », explique Eric Vannier qui espère pouvoir commercialiser ces nouveaux produits en 2017 : un jus de pomme, un cidre brut, un cidre rosé, des confitures, des chocolats et des gâteaux de voyage (marbrés, cake...). « Pour chaque famille de produits, nous aurons entre 5 et 7 références, ce qui nous permettra de composer un corner à notre marque et de le proposer aux clients étrangers », explique le dirigeant. Ces produits pourront être proposés en France, mais seulement une fois que les biscuits auront vraiment trouvé leur place. Enfin, Eric Vannier ne prévoit pas de développement des boutiques à l'enseigne de la Mère Poulard dans les prochaines années. Celles-ci servent surtout à tester les produits et observer les comportements des clients. L'auberge du Mont, quant à elle, devrait encore accueillir des clients en grand nombre dans les prochains mois, et surtout des personnalités politiques. Dans la perspective de l'élection présidentielle, l'auberge est devenue un passage obligé des candidats. Il se dit même que celui qui n'y mange pas est sûr de perdre le scrutin…