Abonné

La Meringaie emprunte sur Miimosa et sollicite ses actionnaires

- - 3 min

Pour financer sa quatrième boutique parisienne et le lancement chez Monoprix, le spécialiste de la pavlova emprunte 260 000 euros via Miimosa afin de compléter un apport en capital de ses actionnaires historiques.

Fin juillet, la Meringaie a lancé sa première levée de dette sur la plateforme de financement participatif Miimosa. « Nous souhaitons lever 260 000 euros, au taux de 4,5 % sur cinq ans, pour financer notre développement qui passe par l’ouverture d’une nouvelle boutique et la diffusion chez Monoprix », explique Marie Stoclet-Bardon, co-fondatrice de la marque La Meringaie. « À côté de cette dette, les actionnaires historiques ayant participé à la première levée de fonds en capital en 2017 ont apporté 200 000 euros en capital », précise-t-elle. À l’époque, ces partenaires financiers, des proches des fondateurs et des family offices, avaient apporté 1 million d’euros à la société (Agra Alimentation du 1er février 2017).

Déjà à la tête de trois boutiques à Paris (1,5 million d’euros de chiffre d’affaires issu des ventes en boutiques et en ligne), la Meringaie va ouvrir en octobre un quatrième point de vente dans le 14e arrondissement, nécessitant des fonds conséquents pour financer le droit au bail. Quant au lancement chez Monoprix, il va consister à déployer une meringue moelleuse nommée 123 Pavlova, servant de base pour confectionner sa pavlova à la maison. « Il n’y a plus qu’à ajouter la crème chantilly et les fruits pour obtenir un beau dessert pour six personnes », ajoute Marie Stoclet-Bardon. Cette meringue (PVC : 4,90 euros) permet surtout de toucher une nouvelle clientèle et de faire connaître la marque déployée jusqu’à présent seulement à Paris. Ce lancement chez Monoprix nécessite des forces commerciales supplémentaires pour alimenter les cinquante premiers magasins, qui devraient rapidement se transformer en cent à cent cinquante magasins Monoprix. Ce projet, qui fait suite à une première collaboration avec l’enseigne sous la forme d’une recette éphémère proposée en fin d’année, s’appuie sur un sous-traitant creusois doté de capacités plus importantes que celles de la Meringaie.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

financement participatif
Suivi
Suivre
financement
Suivi
Suivre

Pour alimenter ses magasins détenus en propre, la Meringaie s’est équipée d’un laboratoire central à Paris qui produit les meringues qui sont ensuite terminées dans chaque boutique. Mais cet atelier ne disposait pas des capacités suffisantes pour alimenter un lancement en grandes surfaces.

Avec la crise du Covid-19, les projets de développement international de la Meringaie, notamment aux États-Unis, ont été suspendus. Mais ses dirigeants gardent en tête cette possibilité. Leur attention est pour l’instant focalisée sur les projets à court terme, espérant une fin d’année 2020 moins agitée que les années précédentes, notamment marquées par les manifestations qui ont fait fuir les clients en centre-ville.