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La mesure est jugée insuffisante par les producteurs de fruits et de légumes

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«C’est peut-être un début... Mais c’est loin d’être suffisant », a estimé le 22 mars la présidente des producteurs de Légumes de France, Angélique Delahaye qui plaide en faveur d’un « socle minimum » en Europe pour lutter contre le dumping social. Mais ce minimum englobe plus que les seuls travailleurs détachés qui intéressent la proposition de directive : « Il faut au moins un Smic en Allemagne », a-t-elle défendu. « Ne considérer que la condition sociale des travailleurs détachés n’a pas vraiment d’intérêt ». Et d’ajouter que cette proposition « me trouble » : « Pourquoi maintenant ? Parce que franchement, on ne ressent pas vraiment la volonté de l’Allemagne d’aller dans ce sens... ». Même volonté du côté des producteurs de fruits : « Oui, il faut lutter contre le dumping social. Mais pour ce faire, l’Allemagne qui, pour le moment, fait preuve de non-sens à l’égard de sa main d’œuvre saisonnière et permanente, doit avancer avec de nouvelles conditions sociales pour ses salariés. C’est là qu’il faut agir en priorité », a soutenu le 22 mars Bruno Dupont, le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits. « Il faut aussi que les promesses soient tenues », a-t-il poursuivi, en rappelant la promesse de Bruno Le Maire lors du congrès de la FNPF, le 25 et 26 janvier, à Canet-en-Roussillon, de baisser d’un euro le coût horaire du travail permanent, comme accordé par l’Etat pour le travail occasionnel en 2010. Pour l’heure, « aucune suite n’a été donnée ».
 

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