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La modeste contribution française au défrichage de l’Amazonie

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De par sa présence en Guyane, la France participe elle aussi à la déforestation de l’Amazonie. Le schéma d’aménagement régional actuellement en place prévoit de doubler la SAU de ce territoire. « Pour doubler la SAU, il faut augmenter la surface agricole de 1 000 ha/an. C’est ce que vise le plan stratégique de développement que nous élaborons pour 2020-2025. Dans les faits, nous sommes un peu au-dessous de ce chiffre », explique Patrice Pierre, secrétaire général de l’Etablissement public foncier et d’aménagement de la Guyane (Epfag) qui joue le rôle de Safer en Guyane.

Pour comparaison, 1 000 ha/an, c'est 10 km2, soit un défrichement 1000 fois moins rapide qu'au Brésil où il atteint environ 10 000 km2/an. Et la forêt guyanaise (environs 80 000 km2) est environ 70 fois plus petite que l'Amazonie dans son ensemble (5,5 millions km2). De plus en Guyane, la surface agricole utile représente 0,4 % de la  région couverte à plus de 95 % par la forêt guyanaise.

Pour réaliser ce défrichement, l’Epfag est gestionnaire d’une petite partie de la surface de la bande côtière. C’est uniquement sur cette zone que peuvent être attribuées des nouvelles parcelles à défricher. L’organisme a pour mission de réaliser les aménagements et pistes permettant d’accéder aux nouvelles parcelles. 70 km2 ont été rendus accessibles durant le dernier plan stratégique de développement et 50 km2 de plus sont prévus dans les cinq années à venir.

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En 2018, la surface agricole était occupée par 127 km2 ha de terres arables, 145 km2 de surfaces en herbe et 60 km2 de vergers. « La taille des nouvelles parcelles est définie selon le projet le plus adéquat qui pourrait y prendre place en fonction de la nature du sol et du potentiel agronomique, explique Patrice Pierre.. Par exemple, sur les parcelles avec du dénivelé, nous prévoyons de l’arboriculture plutôt que de l’élevage. Si le sol est vraiment pauvre, nous pouvons aussi conseiller des cultures maraîchères hors-sol ».

1000 fois moins rapide que le défrichement brésilien