« Nous sommes favorables à une mise en place le plus rapidement possible », dès 2021, de la revalorisation des retraites agricoles, a déclaré le président de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA) Pascal Cormery, lors d’un point presse le 12 juin. L’Assemblée devait examiner, le 18 juin en seconde lecture, la proposition de loi (PPL) de revalorisation des pensions de retraite agricole, qui vise une pension minimale à 85 % du Smic pour les retraités actuels, qui ne sont pas concernés par la réforme globale du gouvernement.
Le texte adopté par la commission des Affaires sociales le 11 juin prévoit une application au 1er janvier 2022, au lieu du 1er janvier 2021 comme le prévoyait initialement le texte déposé par André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme). « Il n’y a pas de problème technique à la MSA, nous sommes à même de régler cette revalorisation des retraites dès le 1er janvier 2021 », a assuré M. Cormery, rappelant que « cela fait des années que nous demandons cette revalorisation ».
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D’après la MSA, le coût de cette mesure atteindrait 407 M€/an. Le texte adopté le 11 juin prévoit aussi un écrêtement des polypensionnés au profit des monopensionnés, qui abaisserait le coût de la réforme à 261 M€. Cette revalorisation pourrait concerner 290 000 retraités du régime agricole. « Les conjoints collaborateurs ne sont pas visés par cette proposition de loi, seuls les chefs d’exploitation sont concernés », explique Christine Dupuy, directrice de la réglementation de la CCMSA. Plus largement, la MSA milite pour « des statuts pleins et entiers ». « Les sous-statuts comme (celui de conjoint collaborateur, NDLR) réduisent le nombre de points, ce qui peut avoir une incidence importante sur le montant global de la pension », constate le président de la MSA. D’après cet éleveur tourangeau, « une retraite se construit sur l’ensemble d’une carrière professionnelle, et la première problématique est celle de la faiblesse des revenus agricoles. »
Coût de la revalorisation : 407 M€ par an, 261 M€ en cas d’écrêtement