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Social « La négociation collective patine » dans l’agroalimentaire, selon FO

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Sur 19 branches d’activité de l’industrie alimentaire, six d’entre elles ont entre un et huit échelons aux coefficients inférieurs au SMIC, s’insurge la Fédération agroalimentaire de Force ouvrière (FGTA-FO). Selon un bilan que vient de dresser le syndicat sur l’état de la négociation collective dans 52 branches (agriculture, IAA, commerce et restauration), la persistance de salaires inférieurs au SMIC s’observe dans nombre de secteurs d’activité comme les pâtes alimentaires, la boyauderie, l’industrie et le commerce en gros des viandes et les industries relevant de l’Adepale, ainsi que les caves coopératives viticoles. A noter que l’accord le plus récent sur ce sujet vient d’être signé par l’ensemble des industries rattachées à Alliance 7. De même le syndicat observe un retard flagrant dans la renégociation d’accords de banche. Malgré l’obligation légale sur ce point, cinq branches n’ont plus négocié sur les classifications depuis cinq ans ou plus : ce sont, selon Rafaël Nedzynski, secrétaire général DFTA-FO, la boulangerie industrielle qui n’a pas négocié depuis 1990, l’industrie laitière depuis 1992, les industries avicoles, la charcuterie industrielle et les vins et spiritueux dont les accords remontent à 1993.

Par ailleurs, seules trois branches ont conclu un accord sur le travail des séniors, l’industrie laitière, les coopératives laitières et l’industrie sucrière. S’agissant enfin des accords sur l’insertion des handicapés une seule profession est allée au bout du processus, c’est l’ensemble Adepale, tandis que la Fédération des industries avicoles est en cours de négociation sur ce point.

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« Cette situation est intenable. Les branches qui refusent de construire des grilles de salaires qui respectent le SMIC et de réactualiser leurs classifications se tirent une balle dans le pied. Elles vont faire fuir, vers d’autres secteurs, les salariés qualifiés », estime le responsable syndical.