Issu d’un croisement entre blé dur et orge, tritordeum tente de percer sur le marché français. Le premier pain à base de cette nouvelle céréale est vendu depuis septembre dans des magasins bio, principalement en région parisienne. « Notre volonté est d’offrir de nouvelles alternatives au blé », a expliqué Christophe Fontaine, gérant des Ets Moulin, le 9 novembre aux Journées techniques de la meunerie et des industries céréalières (JTIC) à Paris. Agrasys, société espagnole détentrice des droits exclusifs sur tritordeum, vise 160 ha dans l’Hexagone pour la récolte 2017. Sa nouvelle céréale présente « une teneur élevée en fibres et en acide oléique » ainsi qu’en antioxydants, et un « gluten moins complexe ». Mais le succès dépendra de plusieurs étapes encore à franchir. « On cherche de nouveaux partenaires au sein de la filière », a indiqué Etienne Vassiliadis, responsable du développement chez Agrasys. Onze sociétés contribuent au lancement de tritordeum en France, dont quatre coopératives (Drômoise de céréales et Groupe Dauphinoise notamment) ayant rejoint le projet pour la campagne 2016-17. « Reste à affiner la conduite des cultures », a-t-il ajouté. Le tritordeum, mis au point en Espagne, est plus adapté aux régions du sud de la Loire, d’après Agri Obtentions (Inra), en charge de la multiplication et de la vente des semences.
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