L'industrie de la nutrition animale en Bretagne a de nouveau marqué le pas en 2013 en abandonnant 2,6 % à 8,15 millions t, a révélé il y a quelques jours sa fédération, Nutrinoë (18 entreprises, 45 usines) qui pèse près de 40 % des volumes fabriqués en France. En prise directe avec l'activité de l'élevage dont elle dépend en totalité, ce secteur industriel n'a plus connu de hausse depuis 2001 en Bretagne. Son activité était alors supérieure de 16 % en volume, poursuit Nutrinoë. Autrement dit, le secteur a perdu « l'équivalent de cinq à sept usines moyennes bretonnes ». En 2013, les fabrications d'aliment porc ont reculé dans la région de 4,2 % (170 000 t en moins). C'est la première fois que le niveau d'activité pour ce type d'aliments passe en-dessous des 4 millions t. Comparativement à 2001, il manque 700 à 800 000 t d'alilments porc en Bretagne. Autre poids lourd en recul, l'aliment volaille (ponte et chair) dont les fabrications ont perdu 3,5 %, notamment avec des baisses marquées en aliment dinde (-19 %) et canard (-17 %). « Depuis 2001, les fabrications d'aliment dindes auront été divisées par deux, soit une perte d'environ 600 000 t », poursuit Nutrinoë. En fait, il n'y a guère que l'aliment bovin qui progresse, avec un gain de 4,3 % en volume sur la Bretagne. Cette progression confirme celle enregistrée en 2012. Mais l'aliment bovin ne représente encore que 14 % des fabrications totales. Nutrinoë se range du côté des éleveurs pour demander aux pouvoirs publics de « réelles mesures de simplification administrative, une baisse des charges portant sur la fililère et bien sûr la suppression définitive de l'écotaxe » pour redonner à l'élevage les conditions de la compétitivité.
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