Abonné

Boulangerie La Parisienne de Baguette : 6,20 M€ pour grandir et investir

- - 3 min

Deux ans après avoir investi 15 M€ dans la création de sa boulangerie industrielle automatisée d’Aubervilliers, La Parisienne de Baguette (LPB) concrétise, avec le conseil de la banque Oaklins, une levée de fonds de 6,20 M€ auprès d’Entrepreneur Venture. L’objectif est de financer les prochains investissements dédiés aux pains spéciaux dont le marché est en forte croissance.

Trois ans à peine après sa création, La Parisienne de Baguette (LPB), société basée à Aubervilliers qui emploie 110 salariés dont 70 en production et préparation de commandes, a réussi son pari. Grâce aux performances de son outil de production (ligne de façonnage et four à sole Mecatherm d’une capacité de 264 000 baguettes et plus d’un million de petits pains par jour) et à un taux élevé d’hydratation de la pâte à pain (70 %), ses produits cuits et précuits frais revendiquent une "qualité comparable à celle de la boulangerie artisanale".

Miser sur le marché de la distribution alimentaire

Alors que le seuil de rentabilité est atteint depuis fin 2016, la PME a vu son chiffre d’affaires s’élever à 9,80 M€ l’an dernier. "Il devrait progresser de 50 % en 2017 avec l’objectif d’atteindre 36 M€ à moyen terme", poursuit Michael Lehiani, cofondateur de LPB avec Michael Zana. Pour cela, LPB concrétise, avec le conseil de la banque Oaklins, une levée de fonds de 6,20 M€ auprès d’Entrepreneur Venture. "Celle-ci va permettre de financer notre croissance et les prochains investissements matériels dédiés aux pains spéciaux", précise Michael Lehiani.

Cet ancien master franchisé Casino, qui a exploité jusqu’à 40 points de vente à Paris, misait beaucoup sur le marché de la distribution alimentaire. "Celle-ci pèse aujourd’hui 42 % de nos ventes, le reste provenant de la restauration collective, ce que nous n’avions pas prévu initialement", explique-t-il. La production se répartit à 80 % entre les baguettes ainsi que les petits pains et à 20 % pour les produits spéciaux (baguettes aux céréales, pains ronds, burgers, bagels, brioches…) qui connaissent une forte demande. "C’est pourquoi nous investissons entre 800 000 et 1,30 M€ dans des lignes de façonnage pour ces produits et dans une ligne avec cuisson intégrée pour les pitas et les kebabs", annonce-t-il.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Une offre de pain précuit frais plus rapide à mettre en œuvre

De même, la société mise beaucoup sur le précuit frais (25 références) notamment en GMS alimentaire qui, contrairement au précuit surgelé, présente l’avantage d’un temps de cuisson trois fois moins long (4 à 8 minutes) avec la garantie d’un meilleur taux d’hydratation de la pâte). En forte croissance, ce segment pèse actuellement la moitié de la production de LPB, mais 80 % de ses commandes.

L’entreprise, qui sous-traite depuis un an la livraison à 80 chauffeurs indépendants, a également développé un service de location de fours dans 80 magasins. Elle a aussi lancé, en mars, sa nouvelle gamme, Nicole et Maguy, de dix références de pains spéciaux (levain, noix, raisins, bagel…) déjà présente dans 200 magasins franchisés (3 000 unités vendues/jour) et dont l’assortiment devrait rapidement doubler. Enfin, LPB commence à livrer certains de ses clients en restauration collective à 200 km autour de Paris et vient de signer un contrat avec Chronofood (Chronopost) pour la livraison en A pour B.