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Le 15 septembre prochain, la filière pêche lancera officiellement la marque « Pavillon France » qui a pour objectif de valoriser auprès du consommateur les produits de la pêche française. Cette initiative revient à l’association à caractère interprofessionnel France Filière pêche, créée en 2011, qui réunit tous les maillons de la profession, depuis les pêcheurs jusqu’aux distributeurs. Cette campagne est totalement financée sur des fonds privés, car toute intervention des pouvoirs publics, ne serait-ce qu’à hauteur d’un euro, s’attirerait les foudres de la Commission européenne qui y verrait un cas de distorsion de concurrence. Elle est financée par des cotisations volontaires non obligatoires.
Le label sera accordé à des produits, bien évidemment issus de la pêche française, mais répondant à des normes de qualité strictes, offrant toutes garanties d’une totale traçabilité, ayant été travaillés par des usines, grossistes ou distributeurs français. L’enjeu de ce label est double, explique Hervé Jeantet, président du Conseil spécialisé pêche et aquaculture de FranceAgriMer et armateur à Concarneau. « En interne, il faut assurer les acteurs de la filière que leur poisson dispose d’une marque propre attestant de sa haute qualité, et en externe, vis-à-vis des consommateurs, les inciter à donner la priorité aux produits nationaux ». La pêche française représente un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros, mais la balance commerciale accuse un déficit de 3 milliards. Le Français est l’un des premiers consommateurs de poisson au monde, avec 35,2 kilos par habitant, mais 80% des ventes proviennent de l’étranger. La France dispose du deuxième plus vaste domaine maritime au monde et dispose de 4 600 bateaux en métropole et 7 000 au total, mais l’un des enjeux du futur sera de « trouver les ressources pour satisfaire la consommation et non plus se battre pour des parts de marché», prévient Pierre Commere, le secrétaire général de l’Adepale (association des entreprises de produits alimentaires élaborés). Une des réponses sera dans l’aquaculture et la pisciculture. Cette activité est cependant freinée dans son développement par des contraintes environnementales ou les lois sur la protection du littoral. La filière a également à cœur de prouver, par sa démarche de communication que ces techniques « respectent une démarche durable et peuvent être un complément stable à une pêche responsable ».
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