Au-delà du débat entre ceux qui veulent une refonte de la LME et ceux qui demandent son application, le constat est le suivant : la pierre d’achoppement réside dans le fait que les distributeurs ont tendance à négocier les prix de vente et non les tarifs des fournisseurs, expliquent les industriels. La différence est très importante : la LME prévoit que la négociation doit partir du tarif des fournisseurs. Le tarif est le point de départ de la négociation, prévoit la loi. Exemple : un yaourt a un tarif à un euro, et après négociation, le prix de vente est de 80 centimes. Le tarif est défini par le fournisseur selon un ensemble de critères, tels ces coûts de production. Il est négocié, à la baisse, en contrepartie d’engagements du distributeur, comme un programme de promotions, une centralisation de livraisons ou de factures, l’organisation de salons strictement réservés à une enseigne dans lesquels les produits du fournisseur sont référencés.
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