A l’approche du prochain sommet entre l’Union européenne et la Russie, programmé le 18 mai prochain, à Samara, les hauts responsables européens occupent à nouveau le terrain des négociations avec Moscou en vue d’obtenir la levée de l’embargo sur les produits alimentaires polonais. Les intenses discussions techniques menées depuis la mi-février n’ont toujours pas permis de débloquer la situation.
Immédiatement après avoir reçu de la part des experts européens une somme importante de documents plaidant pour une levée de l’embargo sur les produits alimentaires polonais, Sergueï Dankvert, le responsable des services vétérinaires et phytosanitaires russes a estimé qu’ils n’étaient « pas suffisants ». « Nous proposerons à la Commission européennne, a-t-il indiqué, de mener de nouvelles vérifications conjointes dans les usines polonaises ». « Les autorités russes avaient elles-mêmes dit qu’elles avaient besoin d’une semaine pour examiner les documents,(…) or, ça ne fait pas une semaine », a rétorqué Bruxelles.
Les pourparlers au niveau des experts étant vraisemblablement dans l’impasse, les dirigeants européens ont repris la parole. D’autant plus que la présidence allemande de l’UE entend lancer les négociations sur un vaste accord de partenariat et de coopération avec la Russie à l’occasion du sommet prévu à Samara le 18 mai prochain. Le coup d’envoi de ces discussions prévu dans un premier temps fin 2006 est toujours suspendu à la levée par Moscou de l’embargo sur les produits alimentaires polonais, Varsovie en ayant fait un préalable au retrait de son veto.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Nous lèverons notre veto quand nous aurons des garanties que l’embargo sera levé », a confirmé le 4 avril Lech Kaczynski, le président polonais. Toutefois, la Pologne a accepté la tenue d’une réunion des représentants permanents des Etats membres de l’UE, le 3 avril, sur le mandat de négociation de l’accord de partenariat avec la Russie. « Il s’agit d’un geste de très bonne volonté de notre part à l’égard de la Russie », a estimé le président polonais.