La chute du gouvernement de Mirek Topolanek, suite à un vote de défiance des députés le 24 mars (101 voix contre 97), ne devrait pas affecter outre-mesure le fonctionnement de la présidence tchèque de l’UE, y compris pour les questions agricoles. Le chef de l’opposition sociale-démocrate, Jiri Paroubek, a confirmé qu’un gouvernement expédiant les affaires courantes pourrait rester en place jusqu’à la fin du mois de juin, date à laquelle la République tchèque transmettra la présidence à la Suède. La décision revient toutefois au très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus.
Les événements politiques en République tchèque risquent en revanche d’avoir un sérieux impact sur la ratification du traité de Lisbonne par ce pays, qui doit encore être votée par le Sénat. Si des élections sont organisées à l’automne, ce processus pourrait être retardé jusqu’à la mise en place d’un nouveau gouvernement, ce qui rendrait peu probable l’entrée en vigueur du traité au début de 2010, même si l’Irlande le soutient lors de son second référendum. Les derniers Etats membres où le gouvernement a sauté ou été modifié en cours de présidence de l’UE sont l’Italie en 1996, la France en 1995 et le Danemark en 1993.
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La chute du gouvernement Topolanek intervient après l’annonce récente de la démission du premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, pour cause de crise économique, avec toutefois la possibilité d’éviter de nouvelles élections. Pour la même raison, le gouvernement letton était tombé et a été remplacé plus tôt en mars.