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OCM Vin La présidence portugaise va présenter un programme de travail

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Réunis en Conseil le 27 novembre les ministres de l’agriculture se sont contentés de prendre note de la proposition de la présidence portugaise de fixer un calendrier des travaux pour le mois de décembre avec l’objectif d’arriver à un compromis sur les points litigieux des discussions sur l’avenir de l’OCM Vin.

Les trois chapitres de la réforme de l’OCM viti-vinicole qui posent le plus de problèmes sont les droits de plantation, le contenu des enveloppes nationales et la chaptalisation des vins. En marge du dernier Conseil agricole à Bruxelles, le ministre français de l’Agriculture Michel Barnier a profité de cette occasion pour présenter à la presse les lignes de force sur lesquelles « la France ne pourra pas transiger ».

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Michel Barnier souhaite tout d’abord le maintien pour les années qui viennent des droits de plantation des vignes. « On ne peut pas accepter une dérégulation générale des droits de plantation alors même que dans la plupart des vignobles européens on est en dessous des capacités de production (entre 10 et 30 %) par rapport aux surfaces autorisées et qui ne sont pas utilisées dans les différents vignobles », a-t-il souligné. Ajoutant qu’on ne peut pas prendre le risque « d’ouvrir toutes les portes à partir de 2013 à de nouvelles surcapacités ». Et cela, dit-il, « au moment même où l’on propose d’arracher 200 000 ha ». Pour cette raison, il a indiqué qu’il allait demander une clause de rendez-vous en 2013 qui devrait permettre d’évaluer les effets des différents ajustements. Le ministre compte également faire valoir la nécessité de préserver les mesures de distillation obligatoires au sein des enveloppes nationales afin, dit-il, « de responsabiliser les autorités nationales ». Michel Barnier souhaite également préserver les prestations viniques « parce que la France a des vignobles au sud, à l’est et au nord du territoire ». Le ministre savoyard compte par ailleurs maintenir la chaptalisation des vins tout en acceptant de réduire les taux d’enrichissement comme le demande la Commission européenne. « La France fera des propositions techniques sur ce sujet », a-t-il dit.