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La prévision de baisse des surfaces de maïs se confirme

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Les prévisions de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) en matière de sole de maïs français 2026, révélées lors du SIA 2026, semblent, pour le moment, se confirmer. « Au sein de la filière, nous sommes unanimes : il y aura bien un recul des surfaces de maïs pour les prochains semis, déclare Pauline Boussin-Fort, chef marché semences de maïs chez Bayer Dekalb (18 % de parts de marché), interrogée par Agra Business. Nos prévisions tablent sur une baisse de 1 à 2 % pour le maïs fourrage et de 8 % à 15 % pour le maïs grain. Au total, les surfaces de maïs à l’échelle nationale devraient reculer de 6 à 8 %, avec de grandes disparités régionales : le grand Sud-Ouest étant le plus touché. » Des chiffres qui ne tiennent pas compte de la guerre au Moyen-Orient. L’impact de la hausse du prix des engrais et du carburant reste, à ce jour, difficile à prévoir mais il pourrait, reconnaît-elle, « avoir des conséquences sur la sole maïs, dans un contexte d’incertitude et d’inquiétude pour les semaines à venir ». Les raisons du recul de cette culture s’expliquent notamment par les mauvais résultats de la récolte 2025 – avec une rentabilité mise à mal – et des perspectives de prix peu encourageantes. Sans oublier que les conditions de semis à l’automne 2025 ont été favorables aux céréales d’hiver et au colza. Enfin, les bons résultats du tournesol en 2025 ont incité bon nombre d’agriculteurs à lui laisser plus de place au sein de leur assolement.

Argus Media, par la voix du dirigeant de sa branche française Gautier Le Molgat, confirme lui aussi avoir « une vision de repli ». Sans donner de chiffres précis, il précise néanmoins que ce recul ne sera pas homogène sur le territoire français : « Il y a des régions qui pourraient voir une hausse au détriment du Sud-Ouest. » Une source privée indique elle aussi tabler sur un effritement de la sole nationale, « mais pas aussi intense que Bayer Dekalb pour l’instant. Il faut rester prudent, car les dates des premiers semis sont encore loin ».

La prudence reste de mise

AG et KC