Une vingtaine de militants anti-OGM ayant détruit des parcelles expérimentales de cultures transgéniques en France ont été condamnés à des peine de prison avec sursis début novembre. Les industriels demandent à l’Etat de mettre la main à la poche pour réparer les préjudices subis.
Douze « faucheurs volontaires » d’OGM, qui avaient partiellement détruit un essai de culture de maïs génétiquement modifié en France, le 27 août dernier, dans la commune de Nonette (département du Puy-de-Dôme) ont été condamnés le 4 novembre à un mois de prison avec sursis. Les expérimentations étaient menées par le laboratoire Meristem Therapeutics et portaient sur la lipase gastrique, destinée à soulager les troubles digestifs liés à la mucoviscidose. Les derniers plants de maïs OGM de ce département, où une vingtaine d’hectares de maïs transgénique ont été cultivés cette année, ont été récoltés fin octobre. Ces cultures étaient, depuis début août, protégées vingt-quatre heures sur vingt-quatre par les forces de l’ordre.
Le 3 novembre, 11 autres militants anti-OGM, qui avaient fauché des plants de betteraves transgéniques en 2001 à Avelin, dans le Nord avaient été condamnés à des peines allant d’un mois à deux mois de prison avec sursis. Ils devront également payer solidairement 5 000 euros de dommages et intérêts à la société Advanta, locataire du champ, qui exigeait 227 000 euros.
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Biogemma réclame 25 millions d’euros à l’Etat
La société Biogemma a demandé le 8 novembre au tribunal administratif de Clermont-Ferrand de condamner l’Etat français à lui verser 25 millions d’euros en réparation du préjudice subi après la destruction, en 2004, d’un de ses essais d’OGM, en présence des forces de l’ordre. Le tribunal doit rendre sa décision sous quinzaine.
Six personnes, dont l’ancien secrétaire national des Verts, Gilles Lemaire, ont comparu les 14 et 15 septembre devant la cour d’appel de Riom pour avoir participé à la destruction de cet essai. Le jugement sera rendu le 24 novembre.