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Volaille La production de pintade repart grâce à l’export et aux découpes

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Les mises en place de pintade ont augmenté de plus de 4% depuis le début de l’année se sont réjouis les professionnels lors de l’assemblée générale du comité interprofessionnel de la pintade, jeudi 9 juillet à Paris. L’export et le développement des découpes tire la production. Guy Berges, président de l’organisation, a demandé une aide de l’État pour soutenir la promotion sur le marché français.

La production de pintade repart à la hausse après plusieurs années consécutives de baisse, s’est félicité le Comité interprofessionnel de la pintade (CIP) lors de son assemblée générale, jeudi 9 juillet à Paris. Dans un contexte difficile de crise mondiale et de baisse du pouvoir d’achat, les mises en place de pintade progresseraient de 4,4% au premier semestre 2009, d’après le service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture. Et la consommation aussi enregistre un rebond de 8,5% alors que les autres volailles ne progressent que de 1,6% en volume. Déjà en 2008, la production avait tiré son épingle du jeu. « Avec la succession des crises (grippe aviaire, flambée du cours des matières premières, crise financière internationale), le secteur avicole français a souffert comme en atteste la baisse de production :-8,2% en 5 ans pour l’ensemble des volailles. Dans ce contexte, la pintade s’en est plutôt mieux sortie avec une diminution de 6,8% en 5 ans », a précisé Guy Berges, président du CIP.
La découpe et l’export tirent la production
Cette progression est principalement portée par le développement des découpes en volaille standard (+20% en 2008). Par contre les pintades certifiées en Label plongent : leur production a baissé de 4,1% par an depuis 2003. Les 45 000 tonnes produites en 2008 représentent un peu moins de 2,5% de la production totale de volaille. Ces dernières années, la France a conforté sa position de leader mondial avec 86% de la production. Une position renforcée grâce à ses bons résultats à l’export. Les expéditions de carcasses fraîches ont augmenté de 15% depuis 2003 et de 9% sur la seule année 2008. En congelé, la hausse est encore plus importante : +94% en cinq ans. Une dynamique que l’interprofession souhaite encourager en poursuivant ses investissements dans des campagnes de promotion sur ses principaux marchés – la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Allemagne – et des marchés émergents comme l’Espagne et le Japon.
Soutenir la consommation française
« Je souhaiterais que FranceAgriMer nous aide également pour une année à renforcer notre communication sur le marché intérieur afin de maintenir la consommation française », a demandé le président de l’interprofession. « L’État est dans un contexte de restrictions budgétaires, nous avons donc fait le choix de financer les opérations de promotion sur le marché extérieur », lui a répondu Odile Dupuis, responsable du Bureau des viandes et productions animales spécialisées au ministère de l’Agriculture. Pour les professionnels, l’un des principaux freins à la consommation de pintade en France est son manque de visibilité et de référencement dans les rayons des grandes surfaces. Alain Melot, président de la FIA (Fédération des industries avicoles) a appelé les acteurs de la filière volaille à engager des actions communes. « Il faut proposer à la grande distribution une offre globale en volaille. À mener des actions chacun de son côté, nous sommes tous perdants », a soutenu le représentant des industriels. Un discours qui relance le vieux débat sur la création d’une interprofession volaille unique.

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