La récolte de pommes à cidre devrait atteindre 215 000 tonnes en 2021, a annoncé l’interprofession Unicid dans un communiqué le 21 septembre. Cette estimation, qui vaut pour les vergers cidricoles spécialisés (85 à 90 % des volumes commercialisés), est en léger repli par rapport à l’an passé : la récolte 2020 avait atteint 220 000 tonnes. « Les calibres sont globalement au rendez-vous » même si la production s’annonce « hétérogène » notamment pour les variétés précoces, détaille l’Unicid. Cela s’explique par les épisodes de gel du mois d’avril, suivis d’un printemps-été frais et pluvieux au moment de la floraison et de la nouaison (formation des fruits). Dans le détail, la production de ces vergers spécialisés (basse-tige) devrait augmenter de 10,5 % dans les Pays de la Loire pour atteindre 42 000 t. Elle devrait baisser de 3,1 % en Basse-Normandie (à 78 000 t) et serait aussi en recul de 18,3 % en Haute-Normandie (29 000 t). Elle serait stable en Bretagne (43 000 t) et dans les autres régions.
Le ramassage des fruits a commencé début septembre avec une dizaine de jours de retard par rapport à la moyenne (2015-2020), et un déficit d’eau a sévi par endroits au début du mois. Cependant les variétés tardives présentent « un bon potentiel de grossissement » à condition que la pluviométrie soit de nouveau au rendez-vous, indique l’interprofession.
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Concernant les vergers haute-tige (ndlr. associés au pâturage bovin, dont les fruits ne sont pas systématiquement récoltés), l’Unicid estime que le potentiel de récolte est « un peu plus important » qu’en 2020. En particulier dans les bocages normands, où la production augmenterait de 7 % par rapport à la moyenne 2015-2020.