Après s’être fortement animée en mai, la production des industries agroalimentaires s’est stabilisée en juin, indique la Banque de France.
La production des industries agricoles et alimentaires est restée stable en juin après la forte hausse enregistrée en mai, selon la conjoncture mensuelle de la Banque de France.
Le volume de commandes nouvelles a continué de se renforcer, tant sur le marché intérieur qu’à l’étranger. Les carnets demeurent proches de la normale. Les stocks se rapprochent du niveau désiré. La production pourrait augmenter dans les prochains mois.
Industrie des viandes
Dans l’ensemble, les volumes fabriqués et livrés n’ont guère varié par rapport au mois de mai. Cependant l’évolution de l’activité a été contrastée selon les fabrications : progression pour l’industrie avicole, diminution pour les viandes de boucherie. Dans ce dernier secteur, les marges se sont particulièrement dégradées en raison de la revalorisation du prix d’achat des animaux qui n’a été que faiblement répercutée sur les barèmes. Les stocks sont estimés conformes à la normale mais les carnets sont jugés un peu faibles. Une reprise modérée des cadences de production est prévue au cours des prochains mois dans la plupart des secteurs.
Viandes de boucherie : production, livraisons et enregistrements de commandes ont diminué par rapport aux deux périodes de référence. L’insuffisance de l’offre d’animaux a contribué à la poursuite de la revalorisation de leurs cours d’achat, notamment dans les filières porcine et bovine. Les entreprises peinent à répercuter sur leurs barèmes de vente l’impact de ce renchérissement compte tenu de l’opposition de la grande distribution, qui estime que le niveau actuel des prix des produits finis décourage déjà les achats des consommateurs. Sur le marché intérieur, seuls les produits de troisième transformation ou à griller ont enregistré une progression de la demande. Les stocks sont jugés proches de la normale mais les carnets apparaissent insuffisants. Dans les prochains mois, la production augmenterait légèrement : après avoir fléchi avec la fermeture des restaurants scolaires et collectifs, elle devrait se redresser, dès la seconde quinzaine du mois d’août pour préparer les opérations promotionnelles de septembre.
Viandes de volailles : stables à un an d’écart, les volumes fabriqués ont progressé faiblement par rapport au mois de mai. L’augmentation des livraisons et de la demande intérieure, notamment en produits élaborés, a été satisfaite en partie par des prélèvements sur stocks : en fin de période, ces derniers sont insuffisants même si les carnets restent jugés un peu étroits. Les prix des matières premières et les barèmes de vente n’ont guère varié. Pour les prochaines semaines, les prévisions font état d’une augmentation modérée des cadences de production.
Préparation industrielle de produits à base de viandes : les indicateurs d’activité ont progressé par rapport aux deux périodes de référence. Les prix de vente n’ont pas varié, y compris dans les secteurs confrontés à la revalorisation du coût des matières premières (viandes de porc et de bœuf).
Les stocks et les carnets sont jugés proches de la normale. La production ne devrait guère s’écarter de son niveau actuel au cours des prochains mois.
Industrie laitière
Les volumes fabriqués et livrés et les enregistrements de commandes sont restés stables en juin. La persistance d’une collecte supérieure à la demande a contraint les entreprises à augmenter leurs fabrications de poudres. La nouvelle baisse de la rémunération du lait n’a été que légèrement répercutée sur les barèmes, sauf pour le beurre sujet à d’importantes promotions. Si les stocks sont un peu élevés (poudres notamment), les commandes sont conformes à la normale, sauf en PGC où elles sont jugées insuffisantes. Une progression modérée de l’activité est attendue.
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Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : en recul à un an d’écart, production, livraisons et enregistrements de commandes ont fléchi par rapport au mois de mai. Sur le marché intérieur, les conditions climatiques ont été peu propices à la consommation de lait. Face à une collecte encore abondante, les industriels ont dû se résoudre à augmenter leurs fabrications de poudres. Dans ce secteur, les stocks, qui apparaissent globalement excédentaires, ont de nouveau augmenté en dépit d’une progression des exportations vers le Moyen-Orient et l’Afrique. Les carnets de commandes sont jugés insuffisants, notamment pour les produits de grande consommation. Les prix d’achat et de vente n’ont guère varié d’un mois à l’autre. Pour les semaines à venir, l’activité devrait être maintenue à son niveau actuel pour permettre une baisse des stocks de produits finis.
Beurre: les volumes fabriqués, en progression par rapport à juin 2004, ont fléchi d’un mois à l’autre. Les entreprises ont accordé d’importantes promotions, ce qui a entraîné une reprise modérée des courants d’ordres intérieurs et une augmentation des exportations. Les stocks apparaissent conformes à la normale ainsi que les carnets. Un repli modéré de la production est prévu au cours des prochains mois.
Fromages: les indicateurs d’activité et de commandes n’ont guère varié par rapport aux deux périodes de référence. D’un mois à l’autre, la légère progression des ordres en provenance de l’étranger a compensé le fléchissement de la demande intérieure. Les stocks et les carnets sont jugés conformes à la normale. Les cadences de production devraient diminuer au cours des prochaines semaines.
Autres industries alimentaires
En juin, la production a fléchi, alors que les livraisons se sont stabilisées. La demande n’a guère varié, en dépit de la bonne orientation des commandes étrangères. Les stocks de produits finis demeurent un peu élevés, face à des carnets jugés globalement insuffisants. Un redressement des fabrications est attendu à court terme.
Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : l’activité a continué de s’inscrire en hausse, plus marquée à un an qu’à un mois d’intervalle. La demande, mieux orientée à l’exportation que sur le marché intérieur, s’est renforcée, mais les carnets sont jugés, dans l’ensemble, étroits. À court terme, les fabrications ne devraient guère s’écarter de leur niveau actuel.
Travail des grains ; aliments pour animaux: les volumes produits ont légèrement augmenté d’un mois à l’autre. La demande, en hausse pour la meunerie, dont les carnets sont jugés convenablement garnis, a fléchi pour l’alimentation animale, dont les carnets sont étroits. Les cours des matières premières ont, dans l’ensemble, eu tendance à s’apprécier. Un fléchissement de la production est attendu à terme rapproché, excepté en meunerie.
Chocolaterie, confiserie : en juin, la production s’est redressée, pour renforcer les stocks. La demande a progressé, grâce au dynamisme des commandes étrangères, mais les carnets restent jugés étroits et une baisse des volumes produits est prévue à brève échéance.
Industrie des fruits et légumes : d’un mois à l’autre, la production a augmenté plus sensiblement que les livraisons, accroissant un peu les stocks. Bénéficiant de l’orientation favorable des ordres en provenance de l’étranger, la demande s’est raffermie. Les carnets, correctement garnis dans la transformation de pommes de terre et dans la préparation de jus de fruits et de légumes, sont jugés un peu étroits dans les autres fabrications. Les prévisions font état d’un accroissement des volumes produits.