Dans leur note mensuelle de conjoncture, parue le 15 février, le Snia et la Syncopac font état d’un recul de 2,7% de la production globale d’aliments composés pour l’année 2002. L’activité bovins est la plus affectée avec une baisse de 5%, ainsi que le secteur volailles qui recule de 3,3% par rapport à 2001.
L’année 2002 se termine en recul pour la production française d’aliments composés qui accuse une baisse de 2,7%, toutes productions confondues, par rapport à 2001. D’après une note de conjoncture du Snia (Syndicat national des industriels de la nutrition animale) et du Syncopac (Fédération nationale des coopératives de production et d’aliments animales), c’est le secteur bovin qui enregistre la plus forte baisse avec un recul de 5%, imputable essentiellement à l’activité vaches laitières qui perd 6,7% par rapport à l’année précédente. Michel Dochez, directeur adjoint du Syncopac, explique ce recul par un retour à la normal : l’année 2001 avait bénéficié d’un tonnage élevé. Mais il précise que la baisse de la production d’aliments pour vaches laitières est accentuée par les bonnes ressources fourragères et par l’avance prise sur la réalisation des quotas laitiers, obligeant donc les producteurs à diminuer leur production. Selon lui, cette situation devrait se prolonger sur encore quelques mois.
Des facteurs structurels pour la volaille et le porc
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L’activité volailles pour sa part recule en 2002 de 3,3%, les secteurs pintades, dindes et poulets étant les plus touchés avec des baisses respectives de 12,7%, 6,2% et 3,7%. D’après le président du Snia, M. Montécot, le recul résulte de facteurs structurels. La présence sur les marchés étrangers, mais également français, de pays comme le Brésil et la Thaïlande, engendre une forte concurrence pour les producteurs français. Les seuls secteurs à se maintenir, les palmipèdes et les cailles, n’enregistrent chacun que + 0,6 et + 0,8%. L’activité porcins est finalement celle qui s’en sort le mieux, limitant son recul à 1,6%. Baisse imputable surtout aux cours très bas et à la concurrence sur les marchés étrangers. La diminution des exportations françaises est due au développement de productions nationales chez des clients traditionnels comme l’Allemagne et le Royaume-Uni. Les régions les plus touchées par le recul de la production d’aliments pour le bétail sont principalement le Nord avec - 4,6% et la Bretagne, -2,9%, tous aliments confondus.