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Vin La production viticole plus élevée qu’en 2010 mais sans surplus

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La production de vin de 2011 s’annonce supérieure à celle de 2010, mais loin d’être surabondante, a indiqué Jérôme Despey, président du conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer, lors d’une conférence de presse « de rentrée » le 6 septembre.

La production vinicole de cette année devrait s’élever à 48 millions d’hectolitres, contre 45 millions en 2010, mais il ne faut pas pour autant s’attendre à des surplus, selon Jérôme Despey, réunissant la presse spécialisée pour faire le point sur l’actualité viticole.

Le potentiel de production a été réduit

2010 était « une année de petite récolte ». Ainsi, malgré cette progression de 6,7%, la production de 2011 « n’a rien d’exceptionnel », quand on la compare aux 53-54 millions d’hectolitres des années 2005 et 2006. Elle est supérieure de 2% seulement à la moyenne des dix dernières années, et survient à un moment où les stocks sont bas, a précisé Jérôme Despey.
Le potentiel de production de la France (tout comme l’UE), a été réduit ces dernières années du fait d’une politique d’arrachage. Le vignoble français a perdu 24 200 hectares en trois ans, dont 80% en Languedoc-Roussillon. Le vignoble de l’UE a reculé de 175 000 hectares au cours des trois dernières années. Ce recul des superficies est une raison de plus de ne pas craindre les surplus. Enfin, les vignes qui ont été arrachées sont celles qui avaient les rendements les plus élevés, afin de donner la priorité à la qualité, a-t-il ajouté.
Jérôme Despey « en appelle à la responsabilité des acteurs, notamment des metteurs en marché, qui craignent à tort une baisse des cours ».

Les producteurs préfèrent les soutiens spécifiques aux DPU

Au-delà de ce point sur la conjoncture des marchés, le président du conseil spécialisé viticole a abordé les questions d’avenir de la production viti-vinicole. Les producteurs ont reçu l’assurance cet été du président de la République Nicolas Sarkozy que leur organisation commune de marché (OCM) sera prolongée après 2013 jusqu’en 2015. Mais pour l’après-2015, les professionnels « se doivent d’être pro-actifs ». Ils ne veulent pas « basculer d’un système d’outils spécifiques vers un système de type DPU ». Le secteur viticole étant « très proche du consommateur final », le revenu est formé par le prix de vente, et les outils « qui ont du sens pour nous », ce sont les aides à la promotion, à la rénovation des vignobles et des installations de vinification, a souligné Jérôme Despey.
Sur le maintien des droits de plantation, « 12 pays ont rejoint la France », ce qui fait espérer la majorité qualifiée pour remettre ce sujet sur la table du Conseil des ministres de l’Agriculture des 27. La Grèce, la Slovénie, Malte et la Bulgarie « sont en discussion » et pourraient rejoindre le clan des pays opposés à la remise en cause des droits de plantation. « Nous ne sommes plus loin du but », a commenté le président du conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer

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