Même si ce n’est que pour information, la présentation en conseil des ministres de la proposition de réforme de l’intervention en maïs inquiète Orama et Coop de France. Ces organisations redoutent le « forcing » opéré par la présidence allemande, qui, selon certaines sources, aurait négocié avec la Hongrie d’autres formes de compensation. « Nous pensons qu’il faut attendre le bilan de santé lancé par Mariann Fischer Boel pour agir, estime Luc Esprit, directeur général de Maïz’Europ. L’intervention doit être maintenue pour 2007-2008 ». Ceci d’autant plus que la situation n’est plus aussi critique que l’an passé, les stocks ayant considérablement diminué. Quant au principe d’une intervention « à zéro », il ne rassure qu’en partie : l’imprécision relative aux modalités de réactivation du système laisse les professionnels perplexes. « Si la réactivation devait être approuvée par le comité de gestion, par exemple, ce serait compliqué », souligne Luc Esprit.
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