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Onilait La profession prête à renforcer la maîtrise de la collecte

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La prise de conscience de la nécessité de mieux maîtriser la collecte laitière au niveau français fait son chemin. Mieux, il y a unanimité de la filière laitière, a exprimé Yves Berger, directeur de l’Ofival-Onilait à la suite du conseil de direction de l’office du lait le 22 septembre. Reste à se mettre d’accord sur les modalités, notamment en utilisant l’outil des « allocations provisoires ». Un conseil de direction extraordinaire de l’Onilait le 19 octobre devrait permettre une adoption formelle.

La question de la maîtrise de la collecte au niveau français est posée. Il a y unanimité de la filière laitière sur le sujet, souligne Yves Berger, directeur de l’Ofival-Onilait à la suite du 22 septembre. Il est clair qu’il faut agir avant la fin de la campagne laitière. D’autant que l’évolution cumulée sur les 8 premiers mois de l’année 2005 a ainsi atteint + 3,63 % soit 540 millions de lait supplémentaires. Compte tenu de la sous-réalisation de 260 000 tonnes entregistrée pour 2004/2005, la marge de manœuvre restante par rapport à la réalisation du quota n’est plus donc d’environ 15 000 tonnes. A partir de septembre, une production équivalente à celle de la campagne précédente conduirait donc à la réalisation de l’intégralité du quota, précise l’Onilait.

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« Jouer » avec les allocations

D’ici le 6 octobre, les familles de la filière sont invitées à faire leurs propositions. ll faudra « jouer » sur les allocations provisoires et la flexibilité dont bénéficient certaines entreprises dans la détermination du prix du lait payé aux producteurs. En clair, les laiteries peuvent redistribuer, selon des règles précises, le volume de collecte sous-réalisé par certains producteurs à d’autres éleveurs. Ce principe d’allocations provisoires pourrait se voir pondérer en fonction du mix-produits des entreprises. Ce mix-produit fait bénéficier ou non les entreprises de la flexibilité additionnelle leur permettant de payer le lait moins cher si elles sont sur des marchés peu porteurs (beurre-poudre). Un conseil de direction extraordinaire de l’Onilait le 19 octobre devrait permettre une adoption formelle des modalités de maîtrise.