Abonné

Résultats/Volaille -Traiteur La progression des résultats de LDC portée par le CICE

- - 4 min

Dans un contexte compliqué, LDC a vu ses résultats dopés par le CICE. Mais Denis Lambert, p.-d.g. du groupe, voit clairement l’avenir du groupe à l’international, même si aucune opération n’est pour l’instant concrétisée. Si le pôle volaille a profité du retrait de Doux frais au premier semestre, le pôle traiteur a, lui, souffert de la crise de la viande de cheval, même si la marque Marie à bien résisté.

LDC a enregistré pour son premier trimestre un résultat opérationnel courant de 47,4 millions d’euros, en progression de plus de 25 %, grâce à l’impact du CICE, pour un chiffre d’affaires en hausse de 7,2 %, à 1,46 milliard d’euros. Le CICE pèse en effet 7,5 millions des 9,7 millions d’augmentation du résultat opérationnel courant et devrait atteindre 13 millions d’euros sur l’année pleine. Le résultat net ressort à 32,1 millions d’euros contre 24,4 millions d’euros sur le premier semestre précédent. « Le CICE a été annoncé pour deux ans. C’est une bombe à retardement s’il est supprimé », a tempéré Denis Lambert, p.-d.g. du groupe, lors d’une conférence de presse le 21 novembre. Mais « c’est de plus en plus risqué d’investir dans ce pays. On réfléchit beaucoup. Et on est très motivés par l’international », a-t-il ensuite déclarant, appelant de ses vœux une baisse des charges. Reconnaissant à demi-mot l’échec d’une négociation concernant une opération de croissance externe à l’étranger, il a confirmé les ambitions du groupe sur ce terrain, citant l’Europe centrale, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni.
 
Le traiteur historique à la peine ; Marie résiste
Le premier semestre du traiteur a été bouleversé par l’affaire Spanghero. Au global, le chiffre d’affaires cède 0,5 % à 232,7 millions d’euros pour des tonnages en recul de 1,6 %. « La crise de la viande de cheval a eu plus d’impact que ce que l’on avait anticipé sur le surgelé et même sur les plats cuisinés frais», a indiqué Denis Lambert, qui s’est toutefois félicité de la bonne résistance de la marque Marie. Elle est restée stable en volume (+0,5 %), alors que les autres intervenants du marché des plats cuisinés surgelés ont connu des reculs importants. La perte de volumes en MDD liée au recul du marché pèse toutefois sur les marges du traiteur. Les pertes se réduisent et Marie repasse dans le vert (1,2 million d’euros), mais elles se creusent sur le traiteur historique (de 3,5 à 3,8 millions d’euros). « On a de la peine à redresser le traiteur historique», a reconnu Denis Lambert. Avec la spécialisation des lignes et un travail sur les rendements matière, le groupe estime avoir gagné 30 % en productivité mais doit encore regagner des marchés en plats cuisinés surgelés, pizzas et sandwich notamment.
 
La volaille profite du retrait de Doux et des hausses de tarif
En France, les volumes de volaille ont progressé de 4,1 % (+ 1,3 % à périmètre identique) et le chiffre d’affaires de 9,3 % (+7,2 % à périmètre identique). L’activité a notamment été portée par l’arrêt de Doux Frais et a profité, en termes de résultat, du plein effet des hausses de tarifs, et d’une détente du prix des matières premières sur le deuxième trimestre. Elles restent cependant à un cours élevé, notamment le soja. A l’international, le chiffre d’affaires hors amont (cédé) progresse de 12,2 % (90,7 millions d’euros au total) pour des volumes en hausse de 7,5 %. En Espagne, l’activité élaborés réalise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires, « mais il faudrait être à 10 millions d’euros », commente Denis Lambert.
Hors CICE, la niveau de rentabilité de la volaille en France s’est tout de même amélioré, suite à la prise d’effet des revalorisations tarifaires. La rentabilité se dégrade en Pologne, où seules des hausses de tarif insuffisantes ont pu être passées.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.