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Italie La qualité, cheval de bataille du ministre de l’agriculture

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La qualité alimentaire n’est pas un luxe, mais une norme pour tous, estime le ministre italien de l’agriculture, Luca Zaia, déplorant que les producteurs qui la respectent soient souvent victimes d’une « bataille déloyale » dans les secteurs du lait, de l’huile d’olive ou autres. Intervenant le 26 mai à Bruxelles lors du Forum international annuel de la Coldiretti, organisation professionnelle italienne, M. Zaia a été salué par des applaudissements lorsqu’il a affirmé que les OGM « ne vont pas sauver l’agriculture ».

A l’inverse, la commissaire européenne Mariann Fischer Boel, s’adressant un peu plus tard au même auditoire, a assuré que les agriculteurs ne devaient pas ignorer les bénéfices potentiels des OGM, compte tenu surtout de la nécessité de doubler la production alimentaire mondiale d’ici 2050.

Pour sa part, le président du Comité des organisations professionnelles agricoles de l’UE (Copa), Padraig Walshe, a plaidé, lors du forum bruxellois de la Coldiretti, pour « des mesures flexibles qui permettront aux exploitants de répondre aux signaux du marché », mais aussi pour « une sorte de filet de sécurité ». Il a rappelé que 40 millions d’Européens travaillaient dans les secteurs de l’agriculture et de la transformation, soit un emploi sur six.

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Sur le dossier du lait Voir même numéro, Mme Fischer Boel a tenu à souligner que l’UE avait déjà dépensé depuis le début de l’année 650 millions d’euros pour un soutien supplémentaire à ce secteur sous la forme de restitutions à l’exportation, d’achats d’intervention et de stockage privé.

Aux éleveurs qui déplorent que les prix actuels soient inférieurs à ceux de 1997, elle rappelle qu’ils reçoivent 5 milliards d’aides directes, un montant « caché » dans les enveloppes globales du régime de paiement unique.