Lors de la seconde journée du Forum international des terroirs, le 27 juin à Beaumes de Venise (Vaucluse), des programmes de travaux ont été annoncés, les participants cherchant des alternatives à un système de production qu’ils estiment destructeur d’activités, de qualité et de santé. Ce Forum international des terroirs, le second du genre, a été organisé par l’association Terroirs & Cultures, présidée par Dominique Chardon, le p. -d. g. de la Sopexa (Société pour l’expansion des exportations agricoles et agroalimentaires françaises).
Après la visite de Michel Barnier au forum international des terroirs le 26 juin, les quelque 300 congressistes se sont répartis en groupes de travail pour préparer les actions futures en faveur des terroirs. Claude Béranger, ancien chercheur à l’Inra, a proposé un réseau international de terroirs pilotes actifs ou en construction, tandis que Guilhem Calva, consultant auprès de la division des sciences écologiques à l’Unesco Unesco : Organisation des Nations Unies pour léducation, la science et la culture. a apporté son soutien à ce projet : « Nous pensons que c’est le devoir de l’Unesco de fédérer ces initiatives. Vous pouvez compter sur nous ».
De son côté, Sergio Arzéni, directeur du centre pour les PME à l’OCDE OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques., a indiqué que son organisation a une méthode d’évaluation des politiques de développement local qui permet de quantifier les investissements et retours de ces politiques. « Nous montrons que les sommes consacrées au développement des terroirs ne sont pas des dépenses, mais des investissements ». À la tribune, il a martelé avec virulence que « l’homogénéisation, c’est la mort de l’innovation. Qu’est-ce qui est à la base de la nouvelle économie ? C’est la créativité ! ».
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Le témoignage de Bertrand Féraut, un arboriculteur et maraîcher en agriculture biologique dans le Gard, a permis de toucher les limites de la production banalisée : « J’exploitais 20 hectares de pêchers en cherchant à être le plus productif possible. Puis nous avons trouvé plus productifs que nous en Espagne et au Maroc. La production française de pêches-nectarines est tombée de 800 000 à 250 000 tonnes en 20 ans, parce qu’on n’a pas su donner de la valeur au terroir »