Comme prévu, la récolte française de maïs grain devrait atteindre, voire dépasser, les 15 Mt, avec un rendement moyen de 92 à 93 q/ha. Des surfaces restent toutefois encore à récolter dans le Sud-Ouest.
«Les rendements sont globalement bons en maïs fourrage et en grain, notamment dans le Nord, l’Est et le sud-est de la France », ont indiqué Josiane Lorgeou et Claudine Albertalli, d’Arvalis, dans une note diffusée à l’occasion du séminaire maïs fourrage organisé à Paris le 6 novembre par Arvalis. Selon les expertes, des semis assez précoces conjugués à des températures modérées et à des précipitations estivales sont à l’origine de ces bonnes perspectives. La récolte n’est toutefois pas terminée. Dans le Sud-Ouest, les agriculteurs attendent que les pluies cessent pour pouvoir moissonner. Les semis tardifs ont de toute façon décalé la récolte. L’AGPM se risque néanmoins dès maintenant aux pronostics : « Le rendement moyen devrait vraisemblablement se rapprocher de 92 à 93 q/ha », estime Matthieu Çaldumbide, de l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs).
Les voyants qualité sont au vert
Le SSP (Service de la statistique et de la prospective) du ministère de l’Agriculture ayant évalué les surfaces à 1,642 million d’hectares pour 2008, la production atteindrait, voire dépasserait légèrement, les 15 Mt que celui-ci avait prévu le 13 octobre. Côté qualité, les voyants sont au vert, même si les taux d’humidité des lots sont un peu plus élevés que l’an passé.
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En maïs ensilage, la récolte a également été retardée par rapport à l’habitude. Ingénieur régional chez Arvalis, Bertrand Carpentier confirme dans une note que « les rendements moyens sont finalement plutôt bons », mais que l’ « on observe une forte hétérogénéité ». La faute aux semis tardifs, qui ont donné des résultats décevants voir inférieurs à la normale dans l’ouest et le nord de la Bretagne ainsi qu’en Normandie : de la chaleur a manqué aux plantes.