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Onivins La reconquête des marchés d’export comme priorité pour 2004

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Denis Verdier, le président du conseil de direction de l’Onivins, fait de la reconquête de l’export une des priorités de l’année 2004. Parmi les pistes proposées, il suggère le transfert vers l’aval de la filière d’un certain nombre d’aides viticoles, afin de stimuler la politique commerciale du secteur viti-vinicole.

«  Il faut jeter les bases de réformes structurelles », a expliqué Denis Verdier le 7 janvier lors de la traditionnelle présentation des voeux de l’Onivins (Office national interprofessionnel des vins) pour la nouvelle année. En ligne de mire, les croupières que se font tailler depuis plusieurs années les vins français sur les marchés internationaux. «  Nous sommes à la croisée des chemins », souligne Jean-Luc Dairien, le directeur de l’Onivins : «  Si les vins français sont inattaquables sur le haut de gamme, sur le coeur de gamme ils sont largement battus en brêche », estime t-il, précisant que le phénomène est structurel. Les effets négatifs de la parité euro/dollars et le boycott américain à l’occasion du conflit irakien n’ont fait que se surperposer à une tendance lourde de recul des ventes.

Contraintes nationales excessives

«  Il faut avoir une ambition collective, remettre de l’ordre dans nos priorités » et que la filière «  cesse de se battre sur la hauteur des caractères de telles ou telles mentions sur nos étiquettes, alors que tant de nos clients ne savent pas les lire, que ceux qui les déchiffrent nous disent, agacés, qu'ils ne les comprennent pas, et que nos concurrents se frottent les mains de nous voir nous enfermer dans de tels débats », a insisté Jean-Luc Dairien. Le directeur de l’Onivins s’interroge sur le fait de savoir si la France ne se tire pas une balle dans le pied en continuant à afficher, quasiment seule dans le monde, «  des contraintes fortes sur nos conditions de production et de vinification, qui hypothèquent souvent notre compétitivité sans qu'un supplément qualitatif soit toujours reconnu ». Denis Verdier évoque plusieurs pistes, au niveau européen notamment. Pour le président de l’Onivins il est nécessaire que la France se batte à Bruxelles pour qu’un certain nombre d’aides jusqu’ici dirigées vers l’amont de la filière soient transférées vers l’aval : « Ne faut-il pas aller vers un encouragement des investissements commerciaux, structurels et vers une conquête des marchés des pays tiers ? » s’interroge t-il.

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Faible récolte

Jugée correcte en qualité - «  nous n’aurons pas à en rougir » -, la récolte 2003 inquiète les professionnels de par la faiblesse de ses volumes (moins de 50 millions d'hectolitres) et des conséquences que cela pourrait avoir sur le revenu des vignerons. Evoquant la réforme des offices agricoles, Denis Verdier a tenu à souligner qu'il est important de conserver une enceinte permettant aux professionnels de la filière de se retrouver périodiquement, de conserver une connaissance des marchés et de dégager des «  réflexions stratégiques ».