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La reconversion de Denormandie strictement encadrée par la HATVP

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Dans une décision du 30 août, rendue publique le 12 septembre, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a émis un certain nombre de réserves concernant la reconversion de l’ancien ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, qui va rejoindre une start-up et créer sa propre société de conseil. L’ex-ministre souhaite « créer une société afin de délivrer des prestations de conseil et prendre des participations au capital d’autres entreprises », annonce la HATVP. Julien Denormandie a aussi été nommé récemment « directeur de l’impact » de la start-up Sweep, qui aide des entreprises comme Saint-Gobain et JCDecaux à mesurer et réduire leurs émissions de carbone.

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Concernant sa société de conseil, le risque de prise illégale d’intérêts « ne saurait être exclu », pointe la Haute autorité. Elle lui demande de s’abstenir, entre autres, de prendre toute participation dans une entreprise dont il était chargé d’assurer le contrôle, la surveillance, ou avec laquelle il avait conclu un contrat dans le cadre de ses fonctions des trois années précédentes. L’ancien ministre est d’ailleurs invité à saisir cette autorité administrative indépendante « avant de prendre pour client un organisme ou de prendre une participation dans une entreprise » en lien avec le logement ou l’agriculture dans les trois ans à venir. La HATVP soulève, d’autre part, un « risque déontologique » si sa société « réalisait des prestations pour le compte des administrations sur lesquelles il avait autorité ou dont il disposait ». De plus, il lui est demandé de s’abstenir de « réaliser toute prestation » pour le compte de ses anciens services pendant trois ans et d’entreprendre des démarches auprès des membres du gouvernement qui étaient en exercice en même temps que lui, ainsi que des membres de ses anciens cabinets.

Le risque de prise illégale d’intérêts « ne saurait être exclu »