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Climat La réduction des émissions de gaz à effet de serre prend du retard

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Du 26 novembre au 7 décembre se tient à Doha la 18e conférence sur le changement climatique. Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement, au lieu de diminuer, la concentration des gaz à effet de serre continue d’augmenter dans l’atmosphère.

Alors quese tient la 18e conférence sur le changement climatique (COP 18) à Doha (Qatar) du 26 novembre au 7 décembre, un rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, coordonné par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et la Fondation européenne pour le climat, montre que le niveau des émissions de gaz à effet de serre est actuellement supérieur de 14 % à l’objectif prévu pour 2020. Au lieu de diminuer, la concentration des gaz à effet de serre (GES) comme le dioxyde de carbone (CO2) augmente dans l’atmosphère : depuis 2000, la hausse atteint près de 20 %.

Agir vite

« Alors que les gouvernements tentent de négocier un nouvel accord international sur le climat qui entrerait en vigueur en 2020, ils doivent agir de toute urgence » en honorant leurs engagements (financiers, transfert de technologies…), prévient le PNUE. Mais, selon l’ONG Oxfam, les caisses du Fonds vert pour le climat que les pays développés s’étaient engagés, en 2009 à Copenhague, à financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, « restent vides ». Pourtant, selon les estimations du PNUE, l’inaction engendrera des coûts susceptibles d’être 10 à 15 % supérieurs après 2020 si les réductions d’émissions nécessaires sont repoussées aux décennies suivantes. L’agriculture et la sylviculture font partie des secteurs (avec l’énergie et l’industrie) dans lesquels un meilleur rendement énergétique pourrait entraîner une réduction importante des émissions de GES à court terme.
La conférence de Doha doit permettre le lancement de la deuxième phase du Protocole de Kyoto pour la période 2013-2020. Seules l’Union européenne et l’Australie (soit environ 15 % des émissions mondiales) se sont engagées à y participer. L’objectif principal de cette réunion sera donc d’entamer les discussions pour obtenir en 2015 un accord de limitation des émissions de GES intègrant tous les pays et qui entrerait en vigueur en 2020.

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