Les ministres de l’Agriculture ont, le 22 novembre, reporté à l’an prochain une décision sur l’orientation politique à donner à la réforme de l’Organisation commune de marché des fruits et légumes frais et transformés.
Même sur un simple lifting de l’OCM fruits et légumes les ministres de l’Agriculture des Vingt-Cinq ne se sont pas accordés Agra industrie n°87 du 18 novembre 2004. La présidence néerlandaise de l’Union européenne a finalement renoncé à faire adopter un texte fixant les orientations à la réforme de l’Organisation du marché des fruits et légumes frais et transformés, lors du Conseil agricole les 22 et 23 novembre dernier. Le Royaume-Uni, l’Espagne, les Pays-Bas et la Suède n’étaient pas favorables au texte de compromis proposé et débattu au niveau des experts, en Comité spécial agricole.
Réduction de l’intervention
Il faut « encourager une production axée sur le marché, en s’attachant à surmonter les faiblesses que connaît l’offre », s’est contenté de conclure la présidence néerlandaise, préconisant une réduction de « l’intervention sur le marché (…) en veillant au respect des règles de concurrence et de la transparence à l’égard des consommateurs ». Le dossier se corse donc alors qu’il était perçu comme annexe par un diplomate voici quelques jours et que l’essentiel des Etats membres s’accorde sur les réformes à adopter. Il fera partie des « gros sujets » de discussion l’an prochain, après le sucre et le vin, note à présent une source européenne.
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Ouvrir l’OCM à d’autres produits
Les premières pistes de réformes définies par la présidence néerlandaise sont : d’« améliorer le fonctionnement des organisations de producteurs (OP) (…) ; proposer de nouvelles options en matière de gestion de crise, autres que le retrait du marché et l’intervention ; envisager d’ouvrir l’OCM à de nouveaux produits ; simplifier la constitution et le fonctionnement des fonds opérationnels ; reconnaître les bienfaits pour la santé de la consommation de fruits et légumes ».