Une étude américaine parue dans la revue Science jette le discrédit sur la sécurité du saumon d’élevage européen. Faux, rétorquent les institutions de sécurité alimentaire européennes.
La Norvège, la Suède, l’Ecosse, la France… Tous les grands pays producteurs de saumons d’élevage se sont mobilisés après la publication dans la très sérieuse revue Science d’une étude américaine mettant en garde contre des substances cancérigènes contenues dans le saumon d’élevage européen. Aux professionnels du secteur se sont associées les agences de sécurité sanitaires et toutes les institutions européennes, d’accord sur un point : l’étude est “délibérément trompeuse”, estiment les Ecossais de la Scottish Quality Salmon (SQS). Elle “omet (d’évoquer) tous les bénéfices de la consommation régulière de saumon d’élevage, reconnus par plus 5 000 études scientifiques”, poursuit la SQS. De son côté, la Commission européenne reconnaît que les dioxines posent un problème de sécurité alimentaire mais elle souligne que des seuils maximaux sont fixés et contrôlés. Les principaux pays producteurs de saumons d’élevage sont la Norvège, le Chili et le Royaume-Uni. Ces trois pays assurent 80 % de la production mondiale. La croissance de cette activité est d’environ 15% en moyenne depuis dix ans, en dépit de l’instauration de quotas en Norvège depuis 1998. Pour le saumon de pêche, les principaux pays producteurs sont les Etats-Unis, le Japon et la Russie, soit 95 % de la production mondiale, stable depuis dix ans. En France, depuis la cessation d’activité de la ferme Saetremyr, dans la Manche en 2000, il n’y a plus de production de saumons d’élevage.
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