Plusieurs points de gestion étaient à l’ordre du jour du conseil de direction de l’Onivins du 17 mars dont le fonctionnement de la bourse nationale des droits de plantation et le règlement des aides à la restructuration du vignoble.
Après quelques mois d’existence, « la réserve nationale des droits de plantation fonctionne bien», a expliqué Jean-Luc Dairien, directeur de l’Onivins, le 18 mars. Depuis novembre 2003, elle a acheté 261 ha pour 393 000 euros. Depuis janvier 2004, elle a vendu 280 ha pour 490 000 euros. Ses stocks s’élèvent 7748 ha, provenant des droits européens, des droits en fin de vie (8 ans après l’arrêt de l’exploitation) et des droits achetés. Une partie des stocks est vendue, l’autre est donnée (aux jeunes agriculteurs). Principaux acheteurs : le Bordelais, la Champagne et l’Alsace. Les stocks sont à présent suffisants pour ne pas avoir besoin de racheter, le recyclage des droits en fin de vie devraient suffir à alimenter la réserve, estime l’Onivins.
Une trésorerie tendue pour le première fois
D’autre part, les dossiers d’aides à la restructuration du vignoble sont en grande majorité traités et réglés, a tenu à préciser l’Onivins, soit 1200 dossiers pour 11 900 ha et 99 millions d’euros en aide à la restructuration simple, 390 dossiers pour 550 ha et 600 000 euros en restructuration progressive, et 200 ha pour 2,5 millions d’euros en reconversion qualitative différée. Les 111 millions d’euros alloués par l’Union européenne à la restructuration du vignoble s’annoncent déjà insuffisants au regard du rythme des demandes, a précisé l’office.
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Lors de ce conseil, l’Onivins a affecté 8,69 millions d’euros (soit 80% de la dotation globale) aux contrats de plan Etat/Région pour 2004, destinés aux aides aux investissements en caves coopératives et en caves particulières, aux aides à la restructuration (des coopératives notamment) et aux aides régionalisées à la recherche/développement. Les professionnels se sont inquiétés des 20% restants, craignant de nouveaux gels budgétaires.
Enfin, l’office a abordé dans ses comptes financiers 2003 une situation de trésorerie tendue pour la première fois, qui l’a obligé à différer le règlement de certains frais de fonctionnement.