La consommation alimentaire hors domicile, qui couvre tous types de restauration sur place ou à emporter, a représenté un marché de 87,2 milliards d'euros en France (+0,58%) en 2013, selon une étude de Gira Conseil. « Il s'agit d'une faible augmen-tation mais nous sommes tout de même en croissance, ce qui n'est pas le cas de tous les secteurs », a expliqué à l'AFP le directeur du cabinet Gira Conseil, Bernard Bout-boul.
Selon lui, « tous les acteurs de ce marché ne bénéficient cependant pas de cette croissance. Le secteur le plus dynamique reste celui de la restauration rapide moyenne et haut de gamme (+12%, +13%), largement au-dessus du marché global, tandis que le secteur de la restauration à table de moyenne gamme, sans identité selon les consommateurs, est le plus affecté avec une baisse pouvant atteindre 15% », précise Bernard Boutboul. Le secteur de la restauration rapide type fast-food, considéré par les consommateurs comme de la « malbouffe », enregistre lui une baisse de 10%. « Les plus gros n'avaleront plus les plus petits. Ce seront ceux qui ont l'obsession de la qualité et du service qui avaleront ceux qui n'ont comme obsession que la rentabilité », prévient-il.
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Le nombre de repas pris hors domicile, que ce soit dans un restaurant commercial, rapide et/ou servant à table, un restaurant collectif ou chez un traiteur, a progressé en 2013 de 0,35% à 9,643 milliards d'unités, selon l'étude. Sur les cinq dernières années, ce nombre a progressé de 12,5% car « on rentre de moins en moins à domicile le midi et, le week-end, les Français cuisinent de moins en moins car ils savent de moins en moins le faire », selon le directeur de Gira Conseil. La dépense moyenne des Français par repas est de 9,05 euros, en hausse de 0,25% par rapport à l'année précédente. « C'est la première fois que cette dépense remonte un peu, ce qui montre que les consommateurs sont prêts à mettre quelques euros de plus pour manger quelque chose de bon et de sain », martèle Gérard Boutboul.